Dans une tribune publiée par le National Catholic Register, le cardinal néerlandais Willem Eijk a, comme Mgr Schneider et bien d’autres, dénoncé le rapport synodal sur l’homosexualité, qui selon lui « marque une rupture inquiétante avec l’enseignement moral constant de l’Eglise catholique ».
Le cardinal explique que « le rapport normalise de fait les relations homosexuelles au sein de l’Eglise. Il s’agit là d’une tentative manifeste d’affaiblir la proclamation de l’enseignement moral catholique ».
Il dénonce « une rupture radicale avec la théologie morale catholique » et « une interprétation fondamentalement erronée des Ecritures ».
Et de rappeler : « Dieu a institué le mariage comme un don total et réciproque entre un homme et une femme, grâce auquel ils peuvent transmettre de la vie. La différenciation sexuelle et l’ouverture à la vie sont des éléments essentiels de ce don total. Les actes sexuels entre personnes de même sexe ne peuvent constituer un tel don total, car ils sont, par leur nature même, fermés à la transmission de la vie. Tout acte qui viole les intentions créatrices de Dieu concernant le mariage et la sexualité est toujours inadmissible, sans exception. Ce sont là des normes absolues de la loi naturelle, établies pour protéger des valeurs non négociables. »
Le cardinal Eijk poursuit, dénonçant les motivations dites « pastorales » du rapport : « Une véritable pastorale ne cherche pas à faire des compromis avec la vérité morale. Le pasteur conduit les gens vers la vérité, qui se trouve en définitive en la personne de Jésus-Christ. Il doit encourager ceux qui sont sous sa responsabilité à aligner leurs actions sus la vérité telle qu’elle est énoncée dans les normes morales. Il n’y a pas de véritable charité pastorale à dissimuler la vérité morale ou à laisser entendre que les normes universelles admettent des exceptions en fonction des circonstances individuelles. (…) L’enseignement de l’Eglise n’est pas obscur, et il n’est pas non plus susceptible d’être révisé dans le cadre de processus synodaux. C’est la vérité qui nous rend libres. »











