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Frappée par l’Etat islamique, la Turquie riposte

Etat islamique Turquie riposte
 
Le déploiement de l’Etat Islamique sur une grande part de la frontière syrienne avec la Turquie a provoqué des accrochages et des attaques répétés. Ainsi frappée à plusieurs reprises, la Turquie a décidé de riposter avec force, et bombarde, ces derniers jours, les postes avancés de l’Etat islamique situés à proximité de sa frontière.
 
Vendredi matin, des chasseurs turcs ont bombardé quatre positions du groupe Etat islamique en Syrie depuis l’espace aérien turc. Ankara en a fait l’annonce, en même temps que la police turque menait une vaste opération antiterroriste sur le territoire turc, qui a mobilisé quelque 5.000 policiers sur la seule ville d’Istanbul, où ils ont visité 140 adresses.
 
Outre le groupe Etat islamique, cette descente visait le Parti des travailleurs du Kurdistan, plus connu sous le nom de PKK. Au cours de celle-ci, une militante du Front révolutionnaire de libération du peuple a été tuée, et la police a interpellé et placé en garde à vue 251 personnes.
 

La Turquie frappée par l’Etat islamique

 
Ces opérations diverses interviennent au lendemain d’un accrochage entre l’armée turque et des combattants de l’Etat islamique près de Kilis, au cours duquel un soldat turc a été tué.
 
Ce vendredi matin, trois F-16 ont donc décollé de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, aux premières heures de la matinée, pour réponde aux avant-postes de l’Etat islamique basés en Syrie. Mais « les chasseurs turcs n’ont pas franchi la frontière durant l’opération », a précisé un responsable turc.
 
Cette attaque est une nouvelle importante, puisque, jusqu’ici, et bien que membre de la coalition antidjihadiste, la Turquie s’était refusée à intervenir militairement contre l’Etat islamique, par crainte de voir se constituer une région autonome hostile dans le nord du pays.
 

Riposte militaire

 
Ankara a par ailleurs consenti à autoriser la coalition formée par les Etats-Unis à utiliser la base aérienne d’Incirlik, située non loin de la frontière syrienne, pour ses opérations contre l’Etat islamique, ont annoncé jeudi des responsables américains.
 
Selon ce que rapporte la presse turque, cet accord serait intervenu mercredi dans la soirée. La différence est considérable, puisque, auparavant, l’armée américaine n’était autorisée à utiliser la base d’Incirlik que pour des missions logistiques ou humanitaires. « L’accès aux bases turques comme la base aérienne d’Incirlik augmentera l’efficacité opérationnelle de la coalition », a déclaré avec d’autant plus de satisfaction un responsable américain que la Maison Blanche demandait depuis plusieurs mois à Ankara le droit d’utiliser cette base.
 
Après l’Iran, après la Grèce, c’est donc au tour de la Turquie de se plier aux injonctions mondialistes. D’aucuns observeront que, en l’occurrence, les objectifs de lutte contre l’Etat islamique justifient ces décisions. Sans doute. Mais il n’en reste pas moins que, petit à petit, le réchauffement mondialiste – qui, lui, n’est pas une utopie… – prend de l’ampleur et étend sa mainmise sur les nations les plus diverses du globe.
 

François le Luc