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Les évêques d’Europe centrale contre la Convention d’Istanbul sur la violence à l’égard des femmes qui favorise l’idéologie du genre

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Réunis en Slovaquie, les évêques catholiques de huit pays d’Europe centrale et orientale ont appelé les gouvernements à rejeter la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique signée à Istanbul en 2011, en raison de ses éléments favorable à l’idéologie du genre. Le texte final adopté après deux jours de discussions à Bratislava affirme que « Les évêques sont inquiets de la diffusion de l’idéologie du genre qui se cache aussi dans la Convention d’Istanbul ». « Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider l’Europe à revenir à ses racines naturelles et chrétiennes. Ses institutions, y compris ses tribunaux, doivent respecter l’autonomie des pays d’Europe centrale et orientale dans la sphère culturelle et éthique. Les décisions supranationales qui imposent, parfois indirectement, des solutions contraires aux constitutions et aux cultures des différents pays sont source de graves inquiétudes car elles approfondissent le sentiment d’aliénation et agissent contre l’intégration », ont-ils ajouté.
 

L’appel explicite aux gouvernements par les évêques d’Europe centrale et orientale

 
Pour cette raison, les évêques d’Europe centrale et orientale « demandent aux représentants des gouvernements de refuser la ratification du protocole d’Istanbul ou de retirer leur signature ».
 
Interrogé par le journal catholique polonais Nasz Dziennik qui couvrait l’événement dans son édition de lundi, le député polonais au Parlement européen Marek Jurek (voir notre interview de novembre 2017) estime que « C’est une déclaration très importante et une voix vraiment européenne, car il y avait là des représentants des évêques de toute l’Europe catholique, qui plus est appartenant à différentes traditions, de Rome à Kiev. Cette voix montre la gravité de la situation car la Convention d’Istanbul est un bélier de la révolution du genre en Europe dirigé contre la famille, l’éducation et la vie. Aucun Etat soucieux du bien commun ne devrait ignorer cette voix. »
 
Pour Marek Jurek, le fait que l’opposition à la Convention d’Istanbul vienne de l’Europe centrale et orientale montre la force spirituelle et morale de cette partie du Vieux continent : « Dans nos pays la civilisation chrétienne a perduré de manière nettement plus forte que dans les pays d’Europe occidentale. Ici, la défense de la vie et de la famille s’appuie sur des fondations sociales bien plus solides ».
 

Les pays qui n’ont pas ratifié la Convention d’Istanbul soumis à de fortes pressions à Bruxelles

 
En ce moment, les pays membres du Conseil de l’Europe et a fortiori de l’UE qui n’ont pas encore ratifié cette « convention du genre » font l’objet de fortes pressions. La Russie a refusé de la signer en 2011, puis la Slovaquie et la Bulgarie ont annoncé en février dernier qu’elles ne la ratifieraient pas. La France l’a ratifiée en 2014, provoquant la réaction enthousiaste à l’époque du ministre des droits de la femme Najat Vallaud-Belkacem : il s’agit, pour elle, d’un « levier formidable pour faire encore mieux sur notre territoire mais aussi en termes de diplomatie ».
 
Marek Jurek, ancien président de la Diète, fait aujourd’hui pression sur le PiS pour que la Pologne se retire de cette convention et adopte, avec d’autres pays d’Europe centrale et orientale, une autre convention, présentée comme une alternative pro-famille et pro-vie à celle d’Istanbul : la Convention sur les droits des familles.
 

Aider les migrants dans leur pays d’origine

 
Dans le document adopté à Bratislava, les pasteurs de l’Eglise d’Europe centrale et orientale ont par ailleurs appelé à ne pas rester indifférents au sort des migrants qui partent à la recherche d’une vie meilleure en Europe en risquant leur vie et à aider les pays d’origine de ces personnes pour résoudre les problèmes qui provoquent l’émigration. Contrairement à l’actuel évêque de Rome, les évêques d’Europe centrale et orientale ne demandent pas que l’on accueille en Europe tous les immigrants. Et ils remarquent au passage que « la crise migratoire a montré combien il est difficile de surmonter les différences mentales et culturelles entre l’Est et l’Ouest ». Mais en réalité, à l’Ouest, l’immigration de masse encouragée par les Macron, Merkel, Juncker, Sánchez et consorts participe du même effort de déconstruction de nos sociétés que la Convention d’Istanbul.
 

Olivier Bault