Dix ans que ça dure, dont 8 d’enquête : les comptes de Mélenchon pour la présidentielle de 2017 n’étaient pas conformes. D’où plusieurs mises en examen. L’association l’Ere du peuple, prestataire, et son prestataire le député LFI Bastien Lachaud, pour « prêt illégal de main d’œuvre », « faux et usage de faux », « escroquerie aggravée » et « tentative d’escroquerie aggravée ». Marie-Pierre Oprandi, mandataire financière, pour « prêt illicite de main d’œuvre » et « usage de faux ». Enfin, Sophia Chikirou, la bras.e droite de Mélenchon pour « escroquerie aggravée », « abus de biens sociaux » et « recel d’abus de confiance ». Un détail de taille : aucune audience judiciaire n’est prévue avant l’élection de 2027. A comparer avec le traitement judiciaire de l’affaire des assistants parlementaires du RN au Parlement européen, autrement moins grave sur le plan des principes et des faits. La chancellerie, et le gouvernement qui inspire le parquet, auraient-ils un faible pour le candidat de l’extrême gauche ?











