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FANTASTIQUE/ENFANTS Into the woods – Promenons-nous dans les bois ♠

film into the woods
 
Into the woods – Promenons-nous dans les bois, comme l’indique le titre, renvoie explicitement à l’univers des contes européens traditionnels, massivement mis en images par Disney au XXème siècle, et ce avec une indéniable réussite globale. Ce film est fondé sur le travail d’acteurs réels, pour bon nombre célèbres, qui interprètent les personnages des contes, dans des décors combinant travail traditionnel et images de synthèse. Evidemment, ils surjouent, ce qui n’est pas forcément la meilleure façon d’utiliser leurs talents. Ils chantent beaucoup aussi et durant la première heure le film pourrait relever de la comédie musicale. Les mélodies sont sans génie particulier mais pas désagréables. L’intrigue mélange certaines histoires très connues : Cendrillon, Jacques et le haricot magique, le Petit Chaperon Rouge, Raiponce, etc.
 
Curieusement le film fonctionne à peu près durant une heure quinze, les trames se répondent intelligemment les unes aux autres en n’acceptant que des modifications mineures et le tout débouche sur une heureuse ou d’heureuses fins… Hélas fausses…
 

Into the woods, une entreprise de déconstruction des contes traditionnels

 
Et c’est bien regrettable car suit une heure interminable, décousue et mal scénarisée, brusquement privée de chants et légèreté joyeuse, avec des personnages perdus, ni drôles ni vraiment tragiques… Par exemple le Prince trompe Cendrillon avec une belle boulangère, mariée du reste, qui ne veut plus de son époux, etc. La féérie est facilement détruite, mais quel intérêt alors ? Le naufrage d’Into the woods – Promenons-nous dans les bois rappelle celui récent de Maléfique, autre tentative de déconstruction de ses propres mythes par Disney – en pire car elle n’use pas du charme juvénile d’Elle Fanning.