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Les frappes aériennes affectent gravement l’Etat islamique

Les frappes aériennes affectent gravement l’Etat islamique
 
Les frappes aériennes menées par la coalition, et principalement par les Etats-Unis, contre l’Etat islamique affectent gravement le groupe djihadiste, puisque plus de 1.000 de ses combattants ont été tués par mois depuis le début de l’opération.
 
C’est ce qu’a déclaré le général américain John Hesterman, chef de la composante aérienne du commandement militaire au Moyen-Orient, qui s’exprimait lors d’une conférence téléphonique depuis le Qatar.
 
Pourtant, l’administration américaine est critiquée en ce qui concerne l’efficacité de ces bombardements, certains parlementaires et anciens officiers de l’US Air Force accusant Washington d’empêcher ses pilotes d’agir au maximum. Le général Hesterman a confirmé que, effectivement, dans environ 75 % des missions, les avions reviennent sans avoir largué aucune bombe.
 

Les frappes aériennes contre l’Etat islamique

 
D’aucuns se demandent donc à quoi peut bien servir de les envoyer en mission. A quoi le général rétorque qu’on ne saurait comparer la situation présente à un conflit classique entre armées. En effet, souligne-t-il, les combattants djihadistes sont habituellement, et depuis le début, mêlés à la population civile, ce qui pose d’importants problèmes, d’une part pour les repérer, et d’autre part pour les atteindre sans faire d’innocentes victimes. Il faut en outre préciser qu’il n’est pas toujours facile de distinguer entre les groupes djihadistes et les forces irakiennes, du fait tant de l’habillement que de l’équipement.
 
« Si des bombardements sur des forces irakiennes avaient eu lieu par erreur, la coalition serait à mon avis déjà défaite depuis un bout de temps », a-t-il néanmoins précisé.
 

La question de l’efficacité

 
Depuis août 2014, la coalition a mené 15.675 missions aériennes, dont 4.423 ont donné lieu à un bombardement, selon les chiffres avancés par le général américain.
 
Mais, quoi qu’il en soit du nombre de ces bombardements et de leur efficacité, le groupe djihadiste Etat islamique, pour l’heure, loin d’être stoppé, continue d’avancer et de conquérir des villes. Ce qui explique les doutes régulièrement émis sur la capacité de la coalition à contrôler son avancement. Et les appels à faire évoluer une stratégie qui, pour l’heure, ne s’avère pas réellement payante…
 

François le Luc