Gabegie : dédoubler les CP et CE1 en ZEP ne sert à rien

Gabegie CP CE1 ZEP
 

C’est une étude du ministère de l’Education qui le confirme : réduire de moitié la taille de ces classes primaires dans les zones d’éducation prioritaire n’a d’effets positifs qu’à court terme : arrivés en 6e, les élèves qui ont bénéficié de cette politique coûteuse sont dans le même état scolaire délabré que les autres.

Ce projet phare du premier gouvernement Macron a vu sa première mise en œuvre dès 2017 et promettait de réduire les « inégalités », premier objectif de l’Education nationale socialiste. A l’entrée en 6e, en Métropole, « aucun effet statistiquement significatif du dédoublement des classes n’est observé sur les performances en français et en mathématiques pour les élèves de REP+, ni sur leur confiance dans la réussite scolaire ».

Les auteurs de l’étude tempèrent leur constat en observant que les élèves évalués ont subi la crise covid dont les effets ont été plus lourds pour les élèves les moins favorisés.

Mais les commentateurs de l’étude n’oublient pas la lutte des classes, affirmant que « le système français continue de reposer sur une gestion indifférenciée de ses ressources humaines, fondée principalement sur l’ancienneté, ce qui conduit mécaniquement à confier plus souvent les élèves les moins favorisés à des enseignants moins expérimentés ou moins efficaces », comme le résume Atlantico.

Miracle, on parle aussi de pédagogie : le média affirme qu’« une part importante des enseignants continue de recourir à des approches peu structurées et insuffisamment explicites, qui pénalisent en priorité les élèves les plus fragiles ». Mais la réalité, c’est que les pédagogies globales favorisées par l’Education nationale – parfois maquillées, il faut le dire – sont elles-mêmes délétères, puisqu’elles n’apprennent ni à lire, ni à compter de manière analytique, ni à penser consciemment, comme l’explique depuis des décennies Elisabeth Nuyts.