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Le gouvernement veut prélever l’impôt à la source

Le gouvernement veut prélever l’impôt à la source
 
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, avait annoncé, la semaine dernière une réflexion sur le prélèvement de l’impôt à la source. Le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, vient de le confirmer en annonçant la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu avant 2017. Le point fort de ce qui devrait être une nouvelle réforme fiscale, si la gauche remporte l’élection présidentielle de 2017.
 
Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1-Le Monde-iTélé, Bruno Le Roux a annoncé qu’il y a « une période de trois ou quatre ans sur laquelle il faut étaler cette réforme de prélèvement à la source. Mais oui, avant la fin du quinquennat, elle aura été commencée ». « Bien entendu, le prélèvement à la source doit être le préalable de la grande réforme fiscale qui doit avoir lieu au début d’un quinquennat, pas à la fin d’un quinquennat. »
 
En clair, les socialistes n’ont aucun doute quant à leur victoire, dans deux ans, à la prochaine échéance présidentielle. Il est vrai que François Rebsamen, le ministre du Travail, vient d’estimer qu’il fallait travailler, pendant ces deux ans, pour que « les Français prennent conscience que François Hollande est un grand président »…
 

Prélever l’impôt à la source

 
Bruno Le Roux a donc pris le relais : « Il y a dans notre parti, dans notre motion, l’envie d’aller beaucoup plus loin en matière de justice fiscale, même si nous avons fait beaucoup depuis le début du quinquennat. »
 
Personne, semble-t-il, n’a fait remarquer au député de Seine-Saint-Denis que toutes ces paroles étaient, pour la grande majorité des Français, pour le moins absconses. Tout au plus veut-on se montrer prudent, au sein de la majorité, vis-à-vis d’un risque d’affolement des Français. Le prélèvement à la source, qui permettrait des rentrées plus rapides pour le gouvernement, souffrirait, dans l’opinion publique, d’un manque de clarté. Il est vrai que, quel que soit la majorité, le bon peuple voit rouge lorsqu’on lui parle d’imposition.
 

Inciter le gouvernement à la prudence

 
C’est sans doute pour cette raison que le député socialiste Dominique Lefebvre, vice-président de la commission des finances, a jugé mardi nécessaire de mettre en garde ses amis contre toute « précipitation ». Pour lui, 2018 serait une bonne date…
 
Il n’a pas tort. Pourquoi risquer la prochaine présidentielle sur des mesures impopulaires ?
 

François le Luc