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Des graffitis anti-chrétiens à Jérusalem

Graffitis anti chrétiens Jérusalem

Le père Nikodemus Schnabel, porte-parole de l’abbaye, devant des graffitis laissés sur une porte de l’édifice, le 17 janvier 2016.


 
Des graffitis anti-chrétiens ont été apposés sur les murs extérieurs de l’abbaye de la Dormition, érigée sur le site de la Cène, au mont Sion à Jérusalem, ce dimanche. Ecrits en hébreu, ils sont très violents à l’encontre du Christ et des chrétiens, l’un d’eux proclamant même : « Que le nom de Jésus et sa mémoire soit effacés »…
 
« Mort aux incroyants chrétiens », « la vengeance du peuple d’Israël viendra », « chrétiens en enfer », etc. Les messages sont clairement violents, et constituent de véritables appels aux meurtres des chrétiens habitants Jérusalem et la Terre sainte, souligne l’un des moines de l’abbaye.
 

Graffitis anti-chrétiens en Israël

 
De son côté, le vicaire patriarcal de Jérusalem, Mgr William Shomali, espère bien que, cette fois, qui est loin de constituer une première, les autorités israéliennes réagiront : « Le patriarcat latin condamne fortement cette agression et rappelle que le seul remède face à un tel acte est de contrôler l’éducation donnée dans les écoles où ces jeunes ont été formés, et de surveiller ceux qui incitent à l’intolérance envers les chrétiens ».
 
Il est « regrettable », poursuit le patriarcat, que de tels « épisodes de haines » se produisent cinquante ans après Nostra Aetate, « qui a ouvert le dialogue interreligieux entre l’Eglise Catholique et les autres religions, et tourné une nouvelle page entre l’Eglise catholique et le Judaïsme ». Le patriarcat ajoute espérer que « les auteurs de cette agression seront arrêtés avant de mettre leurs menaces à exécution ».
 
D’autant que ces actes deviennent une regrettable habitude. Il y a à peine plus d’une semaine, des dizaines de tombes du cimetière d’un monastère chrétien, toujours à Jérusalem, ont été vandalisées. Et les attaques anti-chrétiennes, ces derniers mois, ces dernières années, ne se comptent plus…
 

Le Christ à Jérusalem depuis plus de 2.000 ans

 
Il y a moins d’un mois, à l’occasion de Noël, le rabbin Gopstein, habitué de ces marques d’hostilité, avait notamment déclaré : « Les chrétiens sont des vampires buveurs de sang », et « Noël n’a pas sa place en Terre Sainte ».
 
L’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte avait alors lancé un « appel pressant aux autorités israéliennes », réaffirmant avec force que « les chrétiens appartiennent à cette Terre Sainte ».
 
Manifestement, les autorités israéliennes n’ont pas voulu prendre la mesure de cette haine anti-chrétienne. Faudra-t-il que des actes plus violents encore adviennent pour que, enfin, ces appels soient entendus ?
 
« Que le nom de Jésus et sa mémoire soit effacés »… Cette affirmation indique clairement la volonté d’un certain milieu juif d’éradiquer le christianisme sur cette terre où Notre Seigneur est venu parmi les hommes. Comme la tradition le veut et le Quo vadis ? de l’écrivain polonais Henryk Sienkiewicz le rapporte, faudra-t-il que le Christ, par ses disciples, retourne à Jérusalem pour y être crucifié ?
 

François le Luc