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La guerre en Syrie accroît le trafic de cannabis au Liban

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Dans la plaine de la Bekaa au Liban, une usine secrète installée dans une grange discrète concentre et traite le cannabis cultivé dans la région : la guerre en Syrie porte à plusieurs millions de dollars le chiffre d’affaire d’un trafic de drogue déjà ancien.
 

Le développement du cannabis au Liban, retombée de la guerre en Syrie

 
Pendant des années, Ali Nasri Shamas, pivot central de cette contrebande, ainsi que d’autres fermiers libanais, ont vu une part importante de leurs récoltes de cannabis détruites et brûlées par le gouvernement. Mais depuis deux ans, l’armée a détourné le regard, trop concentrée sur les retombées dramatiques du conflit syrien dans le pays. Les plants ont donc fleuri sans contrainte et les récoltes sont plus que bonnes…
 
Un autre facteur joue : les forces de l’ordre du Liban se sont retenu d’agir contre les cultivateurs de cannabis parce que ceux-ci sont armés jusqu’aux dents et qu’ils pourraient devenir des partenaires utiles pour garder la maîtrise de cette zone tribale en temps de guerre. Elle accueille en effet de très nombreux réfugiés de Syrie qu’il faut surveiller pour éviter un conflit généralisé.
 

Un trafic de cannabis revendiqué

 
Les fermiers en ont d’ailleurs profité pour assurer leurs arrières en stockant AK47, munitions, mitrailleuses et roquettes. Ils se sont également tous réunis autour d’Ali Shamas, devenu le représentant officieux de leur commerce florissant. Il a prévenu sans ambages les autorités du Liban : « Nous vendons du haschisch, et si des représentants du gouvernement essaient de s’approcher, nous les tuerons ».
 
En attendant, la production explose, Ali Shamas rachète de le produit de nombreuses petites exploitations de cannabis et se propulse à la tête d’un commerce si lucratif qu’il a également permis la baisse du prix de la marchandise ; il y a deux ans, un kilo de haschisch rapportait aux fermiers 1.200$, il est désormais à 350$…
 
Les drogues sont essentiellement exportés dans la région et notamment en Syrie et en Egypte mais également en Europe : notamment en Hollande (ou elles sont légales) et en Grande-Bretagne.