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Vols, viols et homicides, Londres caracole devant New-York : pas très probant, le contrôle des armes à feu…

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Cinq ans qu’Alison Saunders est directrice des poursuites pénales, bientôt deux ans que Sadi Khan est aux commandes de la mairie de la capitale : les résultats sont désastreux selon les derniers chiffres publiés par The Telegraph. La plupart des crimes violents ont connu des augmentations significatives. Réputée « la ville la plus sûre du monde » de l’avis de son propre maire, Londres dépasse désormais dans les faits la criminalité de la ville de New York où pourtant le port d’arme est autorisé par la loi, contrairement au Royaume-Uni…
 
Une démonstration assez claire de l’effet non systématique du contrôle des armes à feu.
 

En trois ans, le nombre d’homicides a doublé à Londres

 
Arrivée au terme des cinq ans de son poste de directeur des poursuites pénales, le bilan d’Alison Saunders n’est guère éclatant et il n’y aura pas de second mandat. Selon The Telegraph et un certain nombre de médias, elle fut bien trop occupée à poursuivre des politiques ou des journalistes sexuellement suspects, figures médiatiques ad hoc pour des scandales exemplaires. Le président du Justice Select Committee, Bob Neill, l’a dit lui-même : on peut avoir de « sérieuses préoccupations » quant aux priorités établies sous son règne.
 
Pendant ce temps, la criminalité, petite et grande, s’est multipliée dans la vie quotidienne des Britanniques… Depuis 2013, il y a clairement eu de fortes augmentations dans plusieurs types de crimes violents, y compris les viols et les homicides, selon les chiffres officiels de la police.
 
Les crimes qui ont entraîné la violence contre des personnes ont augmenté de 84,5 % depuis 2013-2014. Entre le mois de septembre 2014 et le mois de septembre 2017, le nombre d’infractions sexuelles a également augmenté considérablement, passant de 16 800 à 37 200, soit une augmentation de 89 %.
 

Londres est maintenant plus dangereuse que New York, selon certains rapports

 
Le chiffre des homicides est peut-être le plus emblématique de cette évolution : il a été multiplié par deux, passant de 400 à 800 au cours de la même période. En février, pour la première fois depuis 1800, Londres a dépassé New York City avec 15 meurtres contre 14 ; idem pour le mois de mars qui lui donne 22 meurtres contre 21.
 
L’évolution est typiquement inverse pour les deux villes. Comme le faisait remarquer Breitbart, historiquement, Londres a toujours eu un taux de meurtre par personne situé entre la moitié et le vingtième de New York depuis 1800, selon les données du FBI. Mais aujourd’hui, leurs données respectives attestent d’une égalité frappante. Les taux de meurtres à New York ont chuté depuis 1990 pour atteindre un bas niveau record en 2017, à l’opposé de Londres qui voit partout ses chiffres en hausse : elle abrite désormais trois fois plus de viols et six fois plus de cambriolage que la Big Apple. Alors même que la taille de la population, le nombre de policiers et même les budgets des forces policières des deux villes sont étonnamment similaires…
 
Le Bureau londonien des statistiques nationales argue qu’il faut tenir compte des améliorations des enregistrements par la police, de la libération de la parole, mais tout de même, il faut se poser des questions.
 

Éviter de trop impliquer les minorités ethniques pour acheter la paix sociale

 
Pour The Telegraph, cette différence significative dans les résultats est à mettre au compte des politiques promues et suivies. Alors que New York poursuit une approche de tolérance zéro depuis les années 1990, la police londonienne a « laissé tomber » les voleurs à l’étalage, les vandales et autres auteurs de crimes « de bas niveau », préférant se concentrer (parce qu’elle est dépassée ?) sur de plus grosses affaires ou même sur la « violence » des réseaux sociaux (3 395 arrestations l’année dernière). Pourtant l’incivilité de base est la mère de plus grands crimes…
 
A cela, il faut rajouter le politiquement correct qui s’est emparé des domaines judiciaires : tout faire pour éviter de trop impliquer les minorités ethniques (quand bien même le taux de criminalité y serait supérieur), ce fut la résolution de Sadiq Khan, élu maire en 2016. Le chef de la police londonienne Cressida Dick a admis elle-même que les policiers avaient peur de suspecter des individus avec lesquels ils pouvaient « avoir des problèmes si une plainte était déposée contre eux », sachant que le système ne les soutiendrait pas… (ce qui ne l’empêche pas pour autant de nier tout élément racial ou religieux dans les sordides affaires des gangs sexuels pakistanais !)
 

Contrôle des armes à feu : le cas britannique est emblématique

 
Cet état de fait porte aussi un coup remarquable aux raisonnements fallacieux des partisans du contrôle des armes à feu. Londres et New-York se retrouvent avec un nombre d’homicides similaire alors que la première contrôle très strictement les armes à feu et la seconde, pas du tout ou presque. Pire, un rapport d’octobre 2017 des chiffres de la criminalité de la police londonienne, faisait montre d’une augmentation de 27 % dans les crimes commis avec une arme à feu, alors même qu’elles sont proscrites !
 
Et puis quand l’arme à feu manque, il y a toujours l’arme blanche et l’acide, domaines où Londres se met à exceller : les dommages physiques sont les mêmes.
 
Tel qu’elle est déployée aujourd’hui, cette insistance sur le contrôle des armes à feu ressemble plus à une marotte idéologique. Les criminels n’ont toujours eu que faire des législations… ce à quoi il faut faire attention, c’est leur augmentation.
 

Clémentine Jallais