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Les investissements mutuels entre Inde et Russie vont se multiplier

Inde Russie investissements mutuels

Le président russe et le premier ministre indien ont convenu d’une fabrication de réacteurs nucléaires en coopération.


 
Le rapprochement des « BRICS » se poursuit : le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, vient d’indiquer que la Russie et l’Inde entendent augmenter fortement leurs investissements mutuels en les multipliant par trois ou même par cinq d’ici à 2025. Ils représentent aujourd’hui quelque 11 milliards de dollars : l’objectif est de les porter à 30, voire à 50 milliards. Ces investissements mutuels s’accompagneront d’une montée en puissance programmée des échanges commerciaux.
 
Ces déclarations sont intervenues à la veille d’un sommet entre les deux pays à Moscou, le 24 décembre. Le Premier ministre de l’Inde, Narendra Modi, doit arriver dans la capitale russe ce mercredi en vue de multiples rencontres, notamment avec Vladimir Poutine. Les entretiens seront axés sur la coopération économique.
 
L’ancien ambassadeur de l’Inde à Moscou, Kanwal Sibal, a précisé que la détérioration des relations entre la Russie et la Turquie contribuera à « renforcer de manière significative le commerce et les liens économiques entre la Russie et l’Inde ».
 
Plus largement, les deux pays veulent développer leurs relations bilatérales sur tous les plans. L’Inde envisage ainsi d’acheter des systèmes de défense anti-aérienne S-400 dernier cri, alors que 50 % de son équipement militaire sont déjà de provenance russe.
 
La Russie est le premier pays avec lequel l’Inde a établi un partenariat stratégique en 2010, qui est devenu depuis un partenariat privilégié, sur fond d’anciennes relations bilatérales remontant au temps de l’Union soviétique. L’URSS avait en son temps aidé l’Inde à développer son industrialisation, apportant également son soutien dans le domaine de la défense, de l’espace et de l’énergie atomique.
 
Le sommet du 24 décembre devrait d’ailleurs permettre d’accentuer également la coopération dans le domaine des techniques militaires et de l’énergie atomique.
 
Les deux pays entendent enfin renforcer leurs liens éducatifs et culturels, autre constante des « intégrations régionales ».
 

Anne Dolhein