Pendant que Bruxelles et Paris plombent l’industrie automobile avec la folie du tout électrique qui avantage la Chine, ingénieurs et patrons de l’automobile française continuent d’innover. On le voit dans le palmarès 2025 des brevets déposés publié par l’INPI, l’institut national de la propriété industrielle. Stellantis conserve, en effet, la place de premier déposant qu’elle occupe depuis 2023, avec 1.294 brevets. Le groupe Renault est troisième (alors qu’il était 6e en 2024), assez loin derrière avec 746 brevets. Et l’équipementier Valeo occupe la sixième place avec 457 brevets (contre 612 en 2024 et le 4e rang). Au total, les industriels de l’automobile ont déposé, en 2025, 40 % des 6.224 brevets des dix premiers déposants. En 2015, c’était près de 47 %. Cela ne veut cependant pas dire qu’ils innovent moins qu’il y a dix ans puisqu’ils ont déposé autant de brevets en 2025 (2.497) qu’en 2014 (2.491). Entre Stellantis et Renault, on trouve Safran à la deuxième place du classement (1.266 brevets déposés), loin devant Airbus (295, 8e) et Thalès (246, 10e), autres acteurs majeurs de l’aéronautique et de la défense. Hélas, la France a reculé d’une place à la treizième en 2025 dans l’Indice mondial de l’innovation publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.











