Ancien professeur assistant du département de sciences géologiques à l’université de l’Alabama, le Dr Matthew M. Wielicki, universitaire spécialisé dans la science des planètes et des exoplanètes qui s’intéresse aussi au changement climatique, a appelé son compte Substack « Irrational Fear » : peur irrationnelle. Cela donne déjà quelque indication quant à la nature de son approche : il conteste le récit officiel sur le changement climatique dû au CO2, et cela lui a d’ailleurs valu quelques déboires. Il s’est exprimé au sujet des inondations meurtrières au Népal, et son message est simple : il faut arrêter d’en rendre responsable le dioxyde de carbone atmosphérique.
Voici son dernier tweet en date :
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Avant d’imputer chaque inondation meurtrière à l’augmentation du CO2 atmosphérique, il faut se pencher sur l’histoire.
Certaines des inondations les plus meurtrières jamais enregistrées se sont produites en 838, 1099, 1219, 1287, 1332, 1362, 1421, 1530, 1570 et 1717… plusieurs siècles avant l’apparition des émissions liées aux combustibles fossiles.
Les inondations ne datent pas d’hier. La vulnérabilité humaine face à celles-ci n’est pas nouvelle non plus. Ce qui a effectivement changé, c’est notre capacité à y survivre.
Les digues, les barrages, les systèmes de drainage, les routes, les ponts, les pelles mécaniques, les bulldozers, les véhicules d’urgence et les engins de chantier utilisés pour reconstruire après une catastrophe dépendent massivement du diesel et d’autres combustibles fossiles.
De nombreuses communautés isolées n’auraient pas pu construire les routes, les ponts et les infrastructures qui leur permettent de subsister sans ces engins fonctionnant au diesel… et ces mêmes engins sont souvent indispensables lorsque les inondations les détruisent.
La réponse aux catastrophes naturelles meurtrières ne consiste pas à prétendre que nous pouvons éliminer les inondations en contrôlant le CO2 atmosphérique. Mais à construire des infrastructures plus solides, améliorer les prévisions, alerter la population plus tôt, renforcer la résilience.
Et à reconnaître cette réalité dérangeante : une grande partie des infrastructures qui nous protègent de la nature a été construite, et est entretenue, à l’aide des sources d’énergie mêmes dont on nous répète sans cesse qu’elles sont le problème.
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Les inondations au Népal sont sans lien avec le CO2
Dès le 27 août, il écrivait sur X qu’il avait lui-même passé beaucoup de temps à travailler sur le terrain au Tibet, en particulier sur les rivières de l’Himalaya qui font de profondes entailles dans la terre : « J’ai pu voir à quel point ces paysages sont géologiquement actifs. » Et d’ajouter : « Alors épargnez-moi l’escroquerie du changement climatique chaque fois que se produit une catastrophe naturelle. »
Il précisait : « Les crues catastrophiques dues à la rupture de glaciers ne sont pas un phénomène nouveau. En 1981, la GLOF (catastrophic glacial outburst flow) de Zhangzangbo a déversé environ 20 millions de m³ d’eau et de débris au Népal, avec un débit de pointe estimé à près de 16.000 m³/s. L’Himalaya a connu d’énormes GLOF bien avant les concentrations actuelles de CO2 dans l’atmosphère. Si ce phénomène s’est produit naturellement par le passé, il faut s’attendre à ce qu’il se reproduise naturellement à l’avenir, quelle que soit la concentration de CO2 dans l’atmosphère. »
Il y a eu des inondations bien plus graves que celle du Népal avant la montée du CO2
Et il dénonce l’« opportunisme » qu’il y a à se servir de la tragique mortalité liée à l’événement du Népal pour en attribuer la cause au « changement climatique » attribué au CO2 sans la moindre démonstration.
Notre terre, il suffit de la regarder, a subi des événements géologiques autrement plus gigantesques ; n’y a-t-il pas des chaînes de montagnes qui semblent s’être retrouvées couchées d’une pichenette ?
Le Dr Matthew Wielicki précise par ailleurs que l’inondation ne doit pas être attribuée à des travaux sur des infrastructures hydrauliques, qui ont au contraire été détruites par de flux d’eau, de roches et de boue venu de plus haut.











