fbpx

Jour du dépassement sur la Terre : l’objectif est l’avortement

Jour Dépassement Terre Objectif Avortement
 
Comme chaque année, les pleureuses de l’écologisme politique célèbrent le « jour du dépassement » de la Terre, celui où les hommes sont censés avoir consommé plus de ressources naturelles qu’elle n’en renouvelle. L’objectif est de terroriser l’humanité pour limiter les naissances et justifier l’avortement.
 
Chaque année le jour du dépassement tombe plus tôt, afin de semer dans l’esprit public l’idée que nous vivons à crédit et que notre frénésie de consommation aggrave sans cesse la situation. On doit noter trois choses. Un, cette idée de dépassement remplace avantageusement, comme agent de terreur, le mythe du réchauffement climatique qui prend l’eau, à cause des mesures par satellite. Deux, elle tend à la même conclusion, la décroissance est la seule voie de survie. Trois, la réduction des naissances, impliquant la sanctification de l’avortement, est donc nécessaire. Notre très bourgeois confrère le Figaro reprend sans ciller la proposition de Mathis Wackernagel, l’inventeur du jour du dépassement, demandant qu’une « famille sur deux ait un enfant de moins en moyenne », afin de faire gagner « trente jours » d’autonomie à la Terre.
 

Malgré le jour du dépassement, la Terre fonctionne, en pratique

 
Tout cela est loufoque. La Terre fonctionne très bien malgré les jérémiades et les théories pseudo-scientifiques des écologistes. Voici une histoire américaine et libre-échangiste pour l’illustrer. La guerre commerciale ayant réduit l’Europe à l’autarcie, faute de pétrole, ses transports ne roulent plus. Affolement, brainstorming. Enfin, un Italien propose un bus à moteur à eau. Si, si. Il est quasiment terminé. Bruxelles s’esclaffe mais organise une séance d’essai avec mille experts internationaux et autant d’huissiers, à parité Wallons et Flamands. Cent ingénieurs allemands, en particulier, démontent le bus pièce à pièce, il est tout à fait ridicule à leur opinion mais ne cache ni batterie, ni réservoir de fioul. L’Italien tourne la clef… et ça démarre. Le truc roule, même plutôt bien. On en est soulagé de la Hollande à la Pologne, l’Europe est sauvée. Alors l’observateur français demande la parole : « Pardon, je ne peux nier que cela marche pratiquement, mais a-t-on vérifié que ça fonctionne en théorie ? »
 

Avortement, chute des naissances : le vieil objectif malthusien de l’écologisme

 
Wackernagel, pas plus que les Trissotin du réchauffisme, ne fournit le détail de ses calculs, ni des présupposés de ses projections et modèles mathématiques. (Et pour cause : le terme ressource naturelle n’a de sens qu’en relation avec l’état de la technique humaine : jusqu’au XIXème le pétrole n’était pas une ressource naturelle, pas plus que certains métaux rares avant l’invention du portable.) 
 
Ce qu’il ne cache pas en revanche, ce sont ses intentions politiques, sociétales, idéologiques. Il propose en effet des solutions complémentaires pour réduire l’empreinte carbone de l’humanité sur la Terre, sabrer dans la voiture et la viande. Autrement dit punir le Nord, les riches. Le jour du dépassement n’est pas seulement malthusien, il est puritain et socialiste. On en revient aux sources de l’écologisme politique, à son intention première et fondamentale, qui n’a pas varié depuis Paul Ehrlich et son bouquin sur la bombe P dans les années soixante. Quelle que soit la grande peur agitée (et « scientifiquement » assise), l’explosion démographique, le réchauffement ou la surconsommation à crédit, l’ennemi de la Terre est toujours l’homme qui croît et se multiplie, la solution toujours l’avortement.
 

Pauline Mille