Bientôt la persécution des chrétiens ? Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, prêche l’“acceptation” de l’homosexualité – la tolérance ne suffit plus

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LifeSiteNews relève et commente une déclaration faite à la presse par le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, avant la parade de la Gay Pride de Montréal qui s’est déroulée le 19 août dernier. Revêtu d’une chemise rose, le chef du gouvernement a indiqué aux journalistes que la « tolérance » à l’égard de l’homosexualité ne suffit plus, il faudra désormais « l’acceptation » de tous les Canadiens.
 
« Pouvons-nous cesser de parler de tolérance ? Il nous faut parler d’acceptation », a-t-il insisté, fidèle à son militantisme LGBT et à sa propension à adopter des vêtements – quand ce ne sont pas des déguisements ! – de circonstance.
 
La distinction est de taille, puisque la tolérance peut s’exercer à l’égard du mal objectif – il y a même des maisons pour ça – alors que l’acceptation implique une adhésion, voire une justification. Qui s’appliqueraient en l’occurrence à des comportements « intrinsèquement désordonnés », qu’on ne pourrait donc plus dénoncer comme tels.
 

Justin Trudeau veut imposer l’acceptation tolérante de l’homosexualité

 
Des groupes chrétiens ont demandé une clarification des propos du Premier ministre en posant notamment la question de savoir quelles en seront les répercussions concrètes pour les millions de Canadiens fidèles de religions dont la doctrine affirme que l’homosexualité contredit le plan divin relatif à la sexualité humaine. Si Justin Trudeau arrive à imposer dans les lois l’idée d’une acceptation obligatoire de l’homosexualité, comment continuer d’enseigner, par exemple, comme le fait l’Eglise catholique, que les actes homosexuels sont contre nature et gravement peccamineux ?
 
Le Premier ministre n’a pas réagi, laissant à son service de communication le soin de répondre au moyen d’un courriel laconique. Eleanore Catenaro, chef des relations presse, a simplement écrit : « Le Premier ministre et notre gouvernement s’engagent à faire progresser l’égalité, et ils défendront toujours les droits de la communauté LGBTQ2 et de tous les Canadiens. »
 

Après la tolérance, l’acceptation de l’homosexualité

 
Et tant pis pour la contradiction interne : une telle défense, non des personnes quelles qu’elles soient, mais du style de vie revendiqué par les tenants d’une sexualité déviée en tant que communauté, aboutit nécessairement à contredire les droits religieux et d’adhésion à la vérité des tenants de la moralité traditionnelle.
 
Pour Campaign Life Coalition, organisation pro-vie et pro-famille du Canada, cette affirmation ouverte de l’acceptation générale de l’homosexualité signale de la part de Justin Trudeau et de son Parti libéral une reprise totale à leur compte des revendications du lobby LGBT qui se confondent désormais avec les leurs.
 
Comme l’affirme leur analyste politique Jack Fonseca : « La tolérance n’a jamais été le but. L’objectif était d’obliger les chrétiens à accepter des choses qu’ils jugent peccamineuses. On peut ne pas apprécier le médicament, mais ils vont vous le fourrer directement dans la gorge ! »
 

Au Canada, le Premier ministre Trudeau veut imposer les droits LGBT

 
A terme, estime Jack Fonseca, « L’intention de Justin Trudeau est de pénaliser les convictions chrétiennes relatives à l’homosexualité ». Et de rappeler que c’est dans une même logique que les subventions aux jobs d’été au Canada ont été réservées cette année aux personnes acceptant d’affirmer explicitement leur approbation de l’avortement. « En toute logique, la prochaine étape consistera à étendre cela à l’ensemble des allocations et des programmes gouvernementaux, puis d’aller encore plus loin en visant l’expression publique de l’enseignement chrétien sur l’homosexualité. »
 
Voilà en tout cas la preuve que les revendications du « lobby gay » ont bel et bien des conséquences pour ceux qui ne les partagent pas ou les contestent : on nous a répété que la légalisation du « mariage » gay se bornerait à assurer les droits des personnes homosexuelles sans porter atteinte à ceux des opposants. On voit déjà poindre le bâillonnement de ces derniers.
 

Jeanne Smits