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La France vend ses avions de combat Rafale au Qatar

La France vend ses avions de combat Rafale au Qatar
 
La France a donc signé lundi à Doha le contrat de vente de vingt-quatre avions de combat Rafale avec le Qatar. Pour l’occasion, François Hollande, qui se rendait par ailleurs en Arabie Saoudite, avait fait le déplacement pour assister, aux côtés de l’émir qatari, le Cheikh Tamin ben Hamad Al Thani, à la signature officielle de ce contrat d’un montant de 6,3 milliards d’euros.
 
« Good choice », a dit le président de la République au général Ahmad al Maliki, chargé de la sélection et de l’acquisition du nouvel avion de combat, après la signature. Et aux journalistes présents, François Hollande a précisé que ce contrat montre que « la France est regardée comme un pays fiable, en qui il est possible de donner sa confiance ». Ajoutant qu’il devrait permettre de créer « des centaines, pour ne pas dire des milliers d’emplois dans beaucoup de régions ».
 
Répondant à certaines rumeurs sur l’obtention de droits de trafic aérien supplémentaires vers la France pour les compagnies qataries, le président a affirmé qu’il n’y avait pas eu de contreparties de la part de la France à la signature de ce contrat.
 

Contrat entre la France et le Qatar : le Rafale et les lignes aériennes ?

 
« Il y a des discussions qui sont engagées dans d’autres domaines avec le Qatar, avec d’autres pays pour l’attribution de lignes aériennes, mais ce contrat n’a pas fait l’objet de négociations sur d’autres sujets que l’avion Rafale et des matériels qui doivent l’équiper », a-t-il affirmé.
 
Il semblerait que François Hollande aime jouer avec les mots. La France et le Qatar discutent bien de l’extension de droits de trafic aérien : il ne s’agit pas de contreparties, mais de discussions parallèles.
 
Bon, en attendant, il semble que l’on fasse grise mine chez certaines compagnies françaises, telle Air France.
 
Quoi qu’il en soit, le patron de Dassault Aviation, Eric Trappier, ne cachait pas sa « satisfaction ».
 
François Hollande non plus, qui observe : « Au Moyen-Orient, nous travaillons à trouver des solutions politiques, à appuyer également des opérations lorsqu’elles sont nécessaires sur le plan militaire. Nous faisons en sorte en Syrie de trouver une transition qui ne passe pas par Bachar Al-Assad, chacun le comprend, mais qui doit rassembler toute l’opposition et permettre un dialogue avec une partie du régime.  »
 

Des avions de combat pour la paix ?

Evoquant encore la situation en Iran et en Irak, le président observe : « Pour toutes ces raisons, j’ai été invité à venir demain [ce mardi] devant le Conseil de coopération des pays du Golfe. C’est un honneur fait à la France, une marque d’amitié, de confiance, la preuve que nous sommes toujours regardés comme une puissance, mais une puissance qui agit pour la paix et qui a cette garantie pour nos alliés, nos amis, d’être présente chaque fois qu’elle est appelée.  »
 
Une puissance qui agit pour la paix en vendant des avions de combat. Manifestement, François Hollande tient à mettre en pratique l’adage : « Si tu veux la paix, prépare la guerre… »
 

François le Luc