Le Chiffre : 46 %

Le Chiffre 46 %
 

C’est la proportion (en hausse) des Français qui affirment avoir été victimes d’agressions et (ou) de discriminations à caractère raciste au cours de leur vie, selon le récent sondage IFOP commandé par la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) et mené sur un échantillon de 14.000 personnes, ce qui est très étendu. La principale raison de cette hausse de la perception du racisme est le racisme anti-Blancs. En 2016, dans l’enquête « Trajectoires et origines », l’INED et l’INSEE révélaient que 15 % des Français de la « population majoritaire », c’est-à-dire nés de parents français métropolitains, déclaraient avoir été victimes de racisme. Dix ans plus tard, 32 % des « Blancs » français affirment avoir été victimes d’une « forme d’agression raciste au cours des douze derniers mois ». Cela s’accompagne d’une hausse des actes christianophobes. 47 % des protestants et 35 % des catholiques français déclarent ainsi avoir été victimes d’une agression en raison de leur religion lors des douze derniers mois. Dans le détail, 19 % des « Blancs » disent avoir déjà été injuriés ou moqués pour ce qu’ils sont et 8 % avoir déjà été agressés physiquement pour la même raison. Ils en tiennent compte : 43 % des « Blancs » victimes d’agressions ou de discriminations racistes évitent de fréquenter certaines rues. Certains quittent leur domicile et déménagent pour leur sécurité. Plus de la moitié des « Blancs » (52 %) affirment avoir déjà adopté un « comportement d’évitement » par peur d’agression ou discrimination racistes. La religion est un facteur important de variation : si 54 % des catholiques pratiquent « l’évitement », les juifs, eux, le choisissent à 84 %. Et 67 % des Français estiment que, contrairement à ce qu’affirme LFI et ses sociologues, le racisme anti-Blancs est une réalité.