C’est, en euros, le montant des recettes fiscales liées à l’automobile dans l’Union européenne – dont les taxes sur les carburants représentent la moitié ! C’est beaucoup plus que ce qui est dépensé pour le transport routier. En Italie, par exemple, les recettes fiscales automobiles atteignent 75 milliards, les dépenses liées aux infrastructures routières moins de 20 milliards. Dans le transport routier, les coûts sont supportés par les particuliers et les entreprises, et l’Etat en tire de l’argent. Pour le train, c’est l’inverse : il capte 80 milliards de subventions dans l’UE, dont 21 pour la France seule en 2023 (3,5 pour renflouer le régime de retraite des cheminots), et les usagers, malgré des tarifs élevés, ne paient qu’une toute petite part du coût du transport.











