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Le JT du 19 mars 2014
RITV Vidéo


Au sommaire :

  • SDF : le mot qui tue
  • Amour et musique, de Rangoon au Texas
  • Gymnastique gramscienne pour les Iraniennes
  • Au paradis des euthanasiĂ©s ?
SDF : le mot qui tue

Selon le collectif morts dans la rue, 450 SDF sont morts en 2013. De quoi blesser notre sensibilitĂ©. Mais Ă  quoi ce chiffre correspond-il, Ă  quoi est-il dĂ» ? Jadis il y avait des clochards. Aujourd’hui, des Sans Domicile fixe. Un mot qui tue parce qu’il reflète une Ă©volution morbide de la sociĂ©tĂ©.

En dehors de l’aspect mĂ©diatique d’une commĂ©moration qui vise comme souvent Ă  exploiter la sentimentalitĂ© du tĂ©lĂ©spectateur, les faits exposĂ©s relèvent de la dĂ©sinformation. Combien de personnes sont mortes en France l’an dernier ? Et mortes dans la rue ?

Insécurité et pauvreté

Le chiffre de 450 sert Ă  sidĂ©rer l’attention du public. Beaucoup de gens meurent chaque annĂ©e, et la première vraie question serait de dĂ©terminer la surmortalitĂ© parmi les SDF, et ses raisons, parmi lesquelles les agressions, l’insĂ©curitĂ© qui fait, elle, bien plus de 450 morts par an dans la rue. La deuxième question est l’évolution d’une sociĂ©tĂ© ravagĂ©e depuis 35 ans par la mondialisation. Sous Mitterrand sont apparus les nouveaux pauvres dus Ă  la combinaison du socialisme et de l’ouverture des frontières, puis les SDF. Avant cela, la France, avec ses familles, ses villages, ses institutions, offrait un lieu et un feu Ă  tous ceux qui le dĂ©siraient. Ceux qui dĂ©crochaient pouvaient choisir la cloche, la lĂ©gion, le couvent : c’était une affaire personnelle. Aujourd’hui, l’Etat, avec les organisations non gouvernementales qui lui servent de poissons-pilotes englobe tout et tout le monde dans son champ de compĂ©tences y compris les SDF parce qu’il les a produits. Sans Domicile fixe est un mot qui tue en ce qu’il rappelle l’évolution qui ne protège plus ses membres.
 
 

Amour et musique, de Rangoon au Texas

Alors que le Maroc organise le onzième festival de musique nomade, un groupe birman a réussi à venir se produire à Austin aux Etats-Unis. De Rangoon au Texas, l’édifiante histoire de quelques jeunes qui conjuguent amour et musique pour faire advenir la démocratie planétaire.

Dans la sociĂ©tĂ© pluriculturelle amĂ©ricaine, le jeune hĂ©ros du groupe se sent bien : amour et musique, tout y contraste avec la pauvretĂ© et la censure qu’il subissait avec ses camarades dans la Birmanie fermĂ©e de la junte, avant le dĂ©but de la dĂ©mocratie et de l’ouverture des frontières. Ils ont franchi le mur de la pauvretĂ© et de la censure, grâce un site participatif qui les a financĂ©, conjuguant solidaritĂ© et modernitĂ©. Le top. De Rangoon au Texas, c’est une modeste success story qui nous est contĂ©e, une aventure de courage et d’espĂ©rance. Comme le sport, comme la communion par le fast food, amour et musique participent Ă  l’émergence d’un patriotisme mondial de tous les jeunes, Ă  un commun amour de la libertĂ© et de la dĂ©mocratie. L’AmĂ©rique n’est plus seulement le lieu oĂą l’on fait fortune, c’est le lieu de la rĂ©ussite personnelle, morale et politique, c’est la patrie du bonheur global.