Les poings contre les murs : (Starred up) ♠
Cinéma

Les poings contre les murs

FILM CARCERAL
 
Le réalisateur David Mackenzie avait affirmé une ambition de réalisme. Les prisons ne sont certainement des endroits agréables, ni leurs pensionnaires contraints des gens recommandables, ou de doux poètes.
Toutefois, la volonté de crudité dessert Les poings contre les murs. Le film est infesté de phrases de quatre mots où il est question de qualifier un camarade détenu ou un gardien d’efféminé, ou pour les plus prolixes d’attribuer des mœurs douteuses à la mère d’un codétenu.
 

Taubira pense Les poings contre les murs

Les poings contre les murs sombrent dans le ridicule complet à mi-parcours, lorsque le spectateur comprend que, en dépit de leur faible talent oratoire, les détenus immigrés, et eux seuls, sont au fond de bons garçons, qui aident généreusement le nouveau venu en péril, sur le conseil d’un psychologue bénévole juif. Les autochtones, détenus comme gardiens, sont par contre tous ou presque odieux.
Les prisonniers, aussi violents et irrécupérables soient-ils en apparence, n’auraient besoin que d’écoute patiente et de compréhension pour revenir dans le droit chemin. Une propagande d’une niaiserie effrayante ; Les poings sur les murs ne valent pas plus cher que « Plus Belle la Vie » de France 3. On frémit en songeant que bien des conseillers de Mme Taubira doivent croire à ces mythes.