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Lien significatif entre le cannabis et épisodes maniaques : la marijuana n’est pas une drogue douce !

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Il existe un lien significatif entre la consommation de cannabis et les épisodes maniaques : hyperactivité, agressivité, délire, aggravation d’un désordre bipolaire… Loin d’être une drogue douce, la marijuana a des effets négatifs mesurables qu’ont mis en évidence des chercheurs de Warwick University au terme d’une étude portant sur quelque 2.000 individus. Les épisodes maniaques constatés sont d’autant plus graves que le consommateur est plus jeune, puisqu’adolescents et jeunes adultes sont « en période critique de développement ». Et le cannabis se trouve précisément être la drogue la plus consommée par cette classe d’âge.
 
L’étude, menée sous la conduite du Dr Steven Marwaha, fait le lien entre la consommation de cannabis et des états mentaux modifiés : exaltation persistante, colère, agressivité, hallucinations auditives, augmentation de l’énergie, troubles du sommeil. La principale question qui se posait était de savoir si la marijuana peut aggraver le risque d’apparition d’épisodes maniaques chez ceux qui n’en souffraient pas auparavant ; celle-ci s’ajoutait à celle de savoir si les personnes souffrant déjà de désordres bipolaires risquent de voir leur condition s’aggraver par la consommation de cannabis.
 

Le cannabis, la « drogue douce » qui aggrave les désordres bipolaires

 
L’équipe du Dr Marwaha a répondu positivement aux deux questions, constatant la « forte association » entre symptômes de manie et usage de la drogue, concomitamment ou juste après, ce qui tend à suggérer que la marijuana peut être la cause des épisodes maniaques. Quant à l’aggravation des épisodes maniaques chez ceux qui ont déjà eu un diagnostic de trouble bipolaire, elle est « importante ».
 

Un lien significatif qui mérite d’être étudié

 
Les études dans le domaine sont peu nombreuses et mériteraient d’être intensifiées, signale le chercheur : « Nos recherches suggèrent que l’usage de cannabis constitue un problème clinique majeur qui s’identifie au début du processus évolutif du désordre bipolaire », a-t-il souligné, notant qu’une étude spécifique s’imposait par rapport à la « vulnérabilité génétique » et aux facteurs de risque propres à l’environnement du consommateur de la drogue.
 

Avec la libre consommation de la marijuana, davantage d’épisodes maniaques ?

 
Voilà qui mérite d’être pris en compte à l’heure où l’on parle des vertus médicinales du cannabis et que sa libre consommation est de plus en plus revendiquée, voire admise.