A 48 ans, le chef de la division antistupéfiants du parquet de Bobigny en Seine-Saint-Denis jouissait de l’admiration de ses collègues et de la confiance de ses chefs. Mais il réservait ses week-ends à des soirées de débauche homosexuelle sous drogue, où il consommait, depuis cinq ans, de la métamphétamine, une molécule de synthèse. Il achetait pour cinq cents euros de drogue à un dealer de sa juridiction. Il explique cela par « une période de vulnérabilité très forte ». L’affaire a été découverte fortuitement, à cause d’un escort-boy qu’il avait hébergé. Elle n’aura pas de suite pénale, ayant été classée sans suite. Le magistrat, qui s’occupe désormais des affaires civiles de Seine-Saint-Denis, devrait être déplacé d’office par le Conseil supérieur de la magistrature. Voilà des sanctions bien bénignes : sans doute est-il magistrat, mais de quelle autre protection jouit-il ? SM ? FM ?











