Cette histoire est l’une des plus tristes et des plus révoltantes que j’ai eu à traiter depuis que je suis journaliste. S’il s’agit d’un fait divers, sa portée est beaucoup plus importante, comme nous allons le voir. Il s’agit de l’affaire d’un petit garçon, Preston, mort à 13 mois en 2023 au Royaume-Uni après avoir été confié à l’adoption par un couple d’homosexuels dont l’histoire semble bien indiquer que leur objectif était de se servir de cet enfant comme objet sexuel. Là où leur crime révèle une réalité sociale inquiétante – le poids de l’idéologie du genre et du discours sur l’homophobie – c’est dans le fait que de nombreux signaux d’alerte ont été ignorés pendant les quelques mois où ils ont eu l’enfant chez eux. Jusqu’au moment où, abusé sexuellement par l’un des partenaires, Preston est mort étouffé, portant les traces de multiples agressions de tous ordres, y compris des viols. Cela allait d’un bras cassé et d’un intestin perforé jusqu’aux lacérations constatées sur ses parties intimes.
Le bébé Preston Davey est né en 2022 d’une femme jugée coupable d’avoir, avec une autre adolescente, torturé et tué une vieille retraitée lorsqu’elle était âgée de 14 ans. C’est lors d’une de ses sorties de prison qu’elle était tombée enceinte de Preston en 2022, à 42 ans. Dès la naissance de son fils, celui-ci avait été confié à une famille d’accueil, alors que sa sœur aînée, née dans des circonstances similaires, avait pu être accueillie par sa grand-mère maternelle. Celle-ci aurait voulu également prendre le petit Preston chez elle, mais elle entamait un traitement anti-cancéreux et n’était pas en état physique de s’occuper d’un nouveau-né.
Des pères adoptifs qui ont choisi leur bébé sur dossier
Lorsque Preston a eu 7 mois, les services sociaux ont fait savoir qu’un couple d’homosexuels, Jamie Varley (37 ans) et John McGowan-Fazakerly (32 ans), avait été agréé pour l’adoption de l’enfant. Aussi bien sa mère, Sarah Davey, que sa grand-mère, Debbie Davey s’y étaient opposées. Sarah avait même saisi les tribunaux et avait supplié la famille d’accueil de garder Preston plus longtemps, le temps que Mme Davey se remette, pour éviter l’adoption, mais sa demande fut rejetée.
Quant aux services sociaux, ils expliquèrent à la grand-mère de l’enfant que les deux adoptants étaient de « très belles personnes » et qu’« ils lui donneraient tout ».
Varley et McGowan-Fazakerly avaient déposé leur demande d’agrément pour l’adoption en 2021, ayant commencé à cohabiter trois ans plus tôt : « une relation aimante et stable » selon les fonctionnaires chargés d’évaluer leur demande. Peu après avoir reçu une réponse positive, en janvier 2023, ils ont vu la photo de Preston sur le site d’une agence d’adoption et décidèrent que ce serait lui. Tout devait aller alors très vite.
Au fil des ans, les entreprises et les sociétés privées d’adoption du Royaume-Uni ont focalisé leurs efforts sur la promotion de l’adoption par les couples homosexuels. En 2016, peu après la reconnaissance du « mariage gay » au Royaume-Uni, un couple chrétien avait été empêché d’adopter parce qu’il s’opposait à l’adoption homosexuelle.
Sarah et Debbie Davey avaient tout fait pour empêcher l’adoption
C’est en avril 2023 que le petit garçon a été remis à ses adoptants. Il est mort quatre mois plus tard, ayant alors 40 ecchymoses visibles sur le corps et des marques de lésions internes. Il était passé par l’hôpital par trois fois, et à aucun moment on n’a posé de questions sur l’origine de toutes ces blessures. Dès début mai, McGowan-Fazakerly avait appelé la police, mais l’appel ne dura que quatre secondes et on entend sur l’enregistrement une voix lui dire : « Raccroche. » Première alerte ?
Le 25 mai, c’est Varley qui avait emmené Preston au Victoria Hospital à Blackpool en évoquant des difficultés respiratoires et des convulsions fébriles. A la vue d’ecchymoses sur le front de l’enfant, une infirmière avait adressé une notification à la police. L’alerte était classée parce que le personnel médical n’avait pas affirmé que les blessures pouvaient être volontaires.
Le 30 juin, une nouvelle hospitalisation eut lieu pour un épisode de fièvre et de rougeurs : une nouvelle fois, des ecchymoses furent constatées, mais Varley expliqua que l’enfant était maladroit. De nouveau, il n’y a pas eu d’autres questions.
Le 4 juillet, c’est une assistante sociale qui a rendu visite aux deux hommes. Elle notait que l’enfant était pâle et semblait en mauvaise forme, mais là encore, l’affaire s’arrêta là.
Preston Davey : ecchymoses, lésions internes et un bras cassé
Deux jours plus tard, lors d’un nouveau passage à l’hôpital, cette fois pour un bras cassé, Varley s’en est tiré en expliquant qu’il avait dû accidentellement tordre le bras du bébé en le remettant dans son lit. Il donna toutefois une explication différente à ses amis. Cette fois, une assistante sociale fut dépêchée au domicile des deux hommes à cause de la fracture. Dans son rapport, elle notait qu’elle pensait en arrivant qu’il y avait « des problèmes », mais qu’à la fin de sa visite, elle avait décidé qu’il n’y en avait aucun.
Le couple s’était mis d’accord pour que Varley – professeur de lycée et membre d’une fratrie de six enfants ayant plusieurs neveux et nièces – soit le principal fournisseur de soins de l’enfant (traduisez : la mère), tandis que McGowan-Fazakerly, qui travaillait dans la finance, jouerait le rôle de soutien de famille (autrement dit, le père). au fil des mois, les tensions s’accrurent entre les deux hommes, d’autant que Varley avait de plus en plus de mal à assumer son rôle, à passer des journées entières auprès du petit garçon.
Du côté des services sociaux, il n’y avait que des compliments sur la manière de gérer ces difficultés. On a découvert par la suite des vidéos où l’on voit Varley empêcher Preston de dormir et crier pour lui faire peur. Certaines vidéos qu’il a envoyées à son partenaire pendant ses absences étaient des « vidéos trophées » après une agression sexuelle, selon les procureurs du procès qui a jugé les deux hommes coupables de multiples crimes et délits contre Preston, y compris l’échange de photos indécentes. Tous deux ont été jugés coupables d’agressions sexuelles sur un enfant.
Le meurtre de Preston Davey après des sévices sexuels
Les dernières heures de Preston ont été filmées par Varley. Mais selon l’accusation, un laps de temps de 7 minutes où la vidéo s’est arrêtée correspond à la dernière agression sexuelle sur l’enfant, qui devait aboutir à son étouffement. On le voit ensuite posé sur son lit, ayant des difficultés à respirer, tandis que Varley échangeait des textos avec un homme à qui il cherchait à vendre un kayak. C’est seulement au retour de son partenaire que les deux hommes ont emmené Preston à l’hôpital, où le personnel tenta de le ranimer, sans succès.
Pour Debbie Davey, il est évident que la peur d’être traités d’homophobes a empêché médecins, infirmières et travailleurs sociaux de prendre les mesures qui s’imposaient. Et c’est bien possible. La pensée unique, idéologique, empêche de voir la réalité et la déforme jusqu’à empêcher de voir ce qui se passe réellement.
On a affaire, en somme, à un scénario semblable à celui qui s’est joué pour les affaires des « grooming gangs », où des Pakistanais ont pu impunément violer des milliers de jeunes filles blanches dans plusieurs villes du Royaume-Uni parce que la police avait peur d’être taxée de racisme si elle intervenait. On peut aussi faire l’analogie avec l’affaire Henry Nowak, où l’accusation de racisme du tueur à l’encontre de sa victime avait suffi à créer chez la police la conviction que l’agressé était l’agresseur, et qu’il mentait en parlant de ses blessures et de sa difficulté à respirer.
Cette mort aurait pu être évitée à 100 %.
Des crimes, il y en aura toujours. Mais ce qui caractérise la société britannique actuelle, ainsi que toutes les sociétés gangrénées par « l’idéologie arc-en-ciel » c’est qu’ils y sont institutionnellement rendus possibles à travers une sorte de complicité des pouvoirs publics et de leurs représentants. C’est assurément cela, la véritable « structure de péché »…











