Théo, onze ans, pêchait à la ligne dans la Vilaine, à Rennes. Samedi dernier, il y rencontre un grand de seize ans qui, a-t-il dit à sa mère, lui donne des leurres et rendez-vous pour une nouvelle partie de pêche. L’adolescent vient à ce rendez-vous accompagné d’une amie de 15 ans. Un riverain entend des cris d’enfant. Quand la police arrive Théo est mort, une serviette autour du cou. Retrouvé et placé en garde à vue le couple reconnaît « avoir étranglé » le petit garçon, selon le procureur, « pour se venger et pour récupérer des leurres de pêche d’une valeur de quelques dizaines d’euros que Théo leur aurait pris ». Une élève du collège a dit : « On ne pensait pas que ce genre de choses pouvait arriver ici. » Ni nulle part. Mais ni l’enfance, ni l’adolescence, ni la pêche à la ligne ne sont à l’abri du Menteur homicide.











