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Le socialiste Michel Vauzelle ne brigue pas un quatrième mandat en région PACA

Le socialiste Michel Vauzelle ne brigue pas un quatrième mandat en région PACA
 
Le président socialiste de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur – la très convoitée PACA – renonce à briguer un quatrième mandat lors des élections régionales de décembre prochain. Agé de 70 ans, l’ancien ministre de la Justice du gouvernement Bérégovoy, et toujours député des Bouches-du-Rhône, l’a annoncé jeudi lors de ses vœux aux élus et au personnel de la région.
 
Elu en 1998 à la présidence du Conseil régional, Michel Vauzelle termine, à la fin de l’année 2015, son troisième et donc dernier mandat à ce poste.
 
La veille, le président socialiste de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, 78 ans, avait également annoncé son intention de ne pas se représenter à ce même poste, pour ne pas jouer le rôle du « vieux qui s’accroche ».
 

Michel Vauzelle abandonnera la présidence de la région PACA

 
Michel Vauzelle a, lui aussi, évoqué la question de son âge, mais souligné aussi, selon certaines personnes présentes à cette cérémonie, « le non-cumul des mandats ». Il a évoqué plus généralement le paysage politique, en parlant d’une « situation politique déjà compliquée au niveau national et régional », et d’une gauche « en difficulté du fait de la politique menée par le PS ».
 
Entendait-il manifester ainsi une certaine indépendance vis-à-vis de François Hollande et du gouvernement de Manuel Valls ? Ce n’est pas impossible – et ce ne serait pas la première fois. Rappelons, par exemple, que Michel Vauzelle s’était engagé pour le « non » au referendum sur le projet de constitution européenne, à l’été 2005. Laurent Fabius aussi…
 
D’aucuns évoqueront peut-être certaines difficultés politiques, se souvenant notamment que Michel Vauzelle eut à subir, en 2013, les vives critiques de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la région.
 

Ne pas briguer un quatrième mandat

 
C’est ainsi le cas de la conseillère régionale UMP (et également député) Valérie Boyer qui évoque plus spécialement la « dette de deux milliards d’euros » d’une région qui est « celle qui investit le moins et qui taxe le plus ». Elle ne s’en dit pas moins surprise par cette annonce alors que le chef de l’Etat l’avait « assuré de son soutien ». « Je suis surprise que quelqu’un qui a négocié pour qu’on ne bouge pas les contours de la région, ne se représente pas », précise-t-elle.
 
Michel Vauzelle a-t-il conscience des difficultés que certaines affaires ont accumulées ? Possible ! Il déclare en tout cas : « Je ne veux pas être un obstacle pour mon propre camp. »
 

Quel candidat pour les socialistes ?

 
Se pose désormais la question de sa succession, et donc du candidat qui devrait mener le Parti socialiste – et peut-être l’ensemble de la gauche ? – lors des prochaines élections. Plusieurs noms circulent, mais certains élus locaux imaginent que la tête de liste sera « parachutée ». Il faut un nom pour succéder à Michel Vauzelle…
 
D’autant que chacun s’attend à voir le Front national arriver en tête au premier tour. Et Jean-Marie Le Pen, le probable candidat FN, se voit bien, une fois de plus, mais une fois pour de bon, devenir président de la région PACA.