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Emploi : sur les 163.000 nouveaux migrants accueillis en Suède en 2015, moins de 500 ont un travail

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La Suède a connu en 2015 le plus grand nombre de demandes d’asile jamais enregistré dans le pays : 163.000 dossiers ont été officiellement déposés. Tandis que les Suédois autochtones se plaignaient de cet afflux pour toutes sortes de raisons, les pouvoirs publics se voulaient rassurants : les nouveaux arrivants allaient apporter leur pierre à l’économie. Les Suédois sont nombreux à les avoir crus. Mais les dernières recherches en date de l’agence suédoise des statistiques publiques SVT viennent de révéler que sur ces dizaines de milliers de personnes, moins de 500 ont trouvé un emploi. Les autres ne sont pas au travail et vivent donc de la solidarité nationale, si c’est le terme qui convient.
 
L’agence SVT s’est appuyée sur les chiffres de l’agence suédoise pour l’emploi et des autorités de l’immigration, Migrationsverket pour arriver à ce chiffre extrêmement précis de 495 demandeurs d’asile occupant actuellement un travail rémunéré et contribuant de ce fait à l’économie, en attendant d’obtenir le traitement de leur dossier.
 

Les nouveaux migrants en Suède ne trouvent pas de travail

 
Le site d’informations anglophone thelocal.se rappelle que, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, toute personne étrangère disposant de papiers en règle et ayant régulièrement déposé son dossier de demande d’asile a le droit de travailler en Suède même sans permis de travail ou de résidence. Mais pour cela il lui faut obtenir un permis exceptionnel, l’« at-und ». Exceptionnel, mais habituellement délivré de manière automatique.
 
L’an dernier l’afflux de demandes a été tel que les « at-und » n’ont été fournis qu’à environ un tiers des demandeurs d’asile âgés de 20 à 64 ans. Lisa Bergstrand, responsable de l’office des migrants, a expliqué à SVT : « Le nombre de personnes demandant l’asile en Suède était incroyable, et pour que nous puissions les enregistrer toutes, il a fallu cesser de donner la priorité à certaines tâches : cela a été le cas pour le travail. »
 
Même si l’on peut supposer qu’une partie seulement des 163.000 dossiers ont été déposés par des personnes en âge de travailler, et que de celles-là, seul un tiers a obtenu le sésame, le résultat final de 494 migrants effectivement employés représente de toute façon une proportion minable.
 
Le gouvernement de centre-gauche, social-démocrate-vert, a pour projet d’accorder des permis de séjour temporaires au cours des trois années à venir, mettant les migrants sous pression pour qu’ils trouvent du travail. L’obtention d’un permis permanent serait en effet soumise à la condition pour eux d’être capables de se prendre en charge financièrement.
 

Les demandeurs d’asile peuvent chercher un emploi : moins de 500 ont réussi

 
Mais selon The Local, l’écart entre les Suédois et les résidents d’origine étrangère risquent fort de s’aggraver. En avril le taux de chômage parmi les autochtones est tombé à son plus bas niveau depuis la crise financière globale de 2008 : 4,7 %. Parmi les résidents d’origine étrangère, il était à 14,9 %.
 
En attendant, les demandeurs d’asile en attente de permis de séjour – une attente qui peut atteindre un an actuellement – ne peuvent guère obtenir de soutien de la part de l’agence de l’emploi. Tout au plus peuvent-ils s’inscrire comme demandeur d’emploi : « Cela leur donne accès aux services en ligne ou à un rendez-vous avec les conseillers, mais ils ne peuvent pas bénéficier d’un programme de formation ou d’apprentissage », déplore un responsable de l’« intégration ». Seules des initiatives privées, visant notamment à profiter des compétences informatiques de nombre de réfugiés syriens, permettent aux migrants d’apprendre la langue et de se mettre en rapport avec les start-up du domaine.
 

La Suède a reçu trop de migrants en 2015 – pas grave, l’Etat islamique recrute !

 
Mais cela reste à la marge. L’immense majorité des demandeurs d’asile font peser un poids très lourd sur le généreux système d’aide sociale suédois : « généreux » en ce sens qu’il ponctionne les fruits du travail et autres revenus des autochtones, et au sens où il donne largement à l’Etat la haute main sur tous les domaines de la vie.
 
Cerise sur le gâteau, Breitbart signale l’inquiétude de Per-Ola Persson, chef du service de sécurité de l’agence suédoise pour l’emploi, qui confirme que l’État islamique utilise des agences officielles de cette institution – à Malmö notamment où la population immigrée est dense – comme centres de recrutement de terroristes.
 
Et ainsi la boucle est bouclée.
 

Anne Dolhein