Après le nucléaire, le trottoir roulant du Châtelet prolonge son arrêt

 

Le niveau baisse. Les PDG de Safran et Thales, deux des fleurons de l’industrie de pointe française, ont déploré récemment la faiblesse en maths des lycéens et étudiants français, et le manque conséquent d’ingénieurs compétents. Le nucléaire que le monde nous enviait depuis les années 1970 en a souffert aussi, voir les retards à répétition de l’EPR de Flamanville, et les surcoûts qui vont avec. Voici maintenant que la régression progresse dans toute la gamme de notre ingénierie : la réouverture des trois tapis roulants desservant les lignes 1, 7 et 11 à la station Châtelet au centre de Paris, qui devait avoir lieu incessamment, est retardée de 4 mois. La RATP y travaillait depuis le 2 octobre dernier, date de leur mise à l’arrêt ; elle reporte la chose au mois de septembre. Presque un an pour réparer des tapis roulants, ça fait beaucoup, d’autant qu’ils avaient déjà été révisés « à neuf » en 2025, avant d’être mis à l’arrêt. On s’est aperçu de certains « défauts de fabrication ». Les 2.400 pièces des trois tapis doivent être changées – et d’abord fabriquées selon de nouvelles normes. Des panonceaux dans le métro annoncent « en cours de maintenance ». Faux : il s’agit d’une reconstruction. On attend la douloureuse. Faut-il faire racheter la RATP par les Américains ou les Chinois pour que ça marche ?