A l’ONU, on a parlé avec un robot à propos de l’intelligence artificielle et du développement durable

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Tout un symbole. Lors d’une réunion qui s’est tenue mercredi à l’ONU pour évoquer les avantages et les risques de l’intelligence artificielle (AI), un robot à apparence humaine faisait partie des « intervenants ».
 
La réunion « The future of everything » (l’avenir de tout) voulait mettre en évidence des bénéfices de l’intelligence artificielle pour atteindre les Objectifs du développement durable (ODD) mais aussi les questions éthiques, les questions de droits de l’homme et des risques pour la sécurité que représente la montée des robots.
 
Le robot humanoïde Sophia a été très chaleureusement applaudi avant d’engager la « conversation » avec la vice-secrétaire générale de l’ONU, la Nigériane Amina Mohammed (oui, jamais sans son voile…).
 
Que peut faire l’ONU pour aider la multitude de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à Internet ni même l’électricité ?, a demandé celle-ci. Réponse de Sophia, qui citait un auteur de science-fiction connu, William Gibson : « L’avenir est déjà là. Seulement il n’est pas très équitablement distribué. » Et d’ajouter : « Si nous sommes plus intelligents et que nous nous focalisons sur des résultats de type gagnant-gagnant, l’AI pourrait aider à distribuer de manière efficace les ressources existantes du monde, telles la nourriture et l’énergie. »
 
« Elle » n’a pas inventé l’eau chaude, mais « elle » est dans l’air du temps…
 
Mme Mohammed avait déjà déclaré, lors de son allocution d’ouverture, qu’il était important de bien gérer les progrès technologiques afin que ceux-ci n’exacerbent pas les inégalités existantes : « La technologie existe pour que l’exploitions et que nous l’utilisions au bénéfice de tous. »
 
Tout cela pour un pouvoir accru de l’ONU ? On croit le deviner : ce sera pour le bien de l’homme, avec l’immense pouvoir que pourrait donner la maîtrise de l’intelligence artificielle.