fbpx

Le pape François fera le 25 mars prochain la consécration de la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie

pape François 25 mars consécration Russie Ukraine Coeur Immaculé Marie
 
Le Vatican a annoncé mardi l’intention du pape de consacrer explicitement la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie : décision bouleversante, à vrai dire, tant il devient de jour en jour plus évident que la solution aux crises successives que notre pauvre monde traverse ne se trouve qu’auprès de Celle qui est « forte comme une armée en rangée en bataille », la sainte Mère de Dieu toujours vierge, à qui dès la chute de nos premiers parents fut donné le pouvoir – et la mission – d’écraser la tête du serpent. La cérémonie aura lieu le vendredi 25 mars, jour de l’Annonciation, lors d’une « célébration de pénitence » prévue à 17 heures en la Basilique Saint-Pierre.
 
Le même jour, le cardinal Krajewski, aumônier pontifical, accomplira le même acte à Fatima, « en tant qu’envoyé du pape », précisait Vatican News mardi.
 
Ainsi sera délibérément souligné le lien entre cette consécration explicite de « la Russie » en tant que telle, nommément désignée, et les demandes de la Sainte Vierge à Fatima. Et – sans que cela ne soit dit, sans doute – cette consécration spécifique de la Russie viendra confirmer que les différentes consécrations faites à ce jour ne remplissaient pas pleinement les demandes spécifiques de Notre Dame aux voyants de Fatima.
 
Le recteur du sanctuaire Fatima, le P. Carlos Cabecinhas, a publié sa réaction sur le site fatima.pt où il a déclaré :
 
« Le pape François va consacrer la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie le 25 mars prochain. C’est un acte d’une grande signification en ces temps troublés que nous vivons. C’est un acte profondément lié à Fatima et à son message. Ce message est lié à Fatima parce que c’est en ce lieu que Notre-Dame a précisément demandé cette consécration à son Cœur Immaculé. Cet acte est lié à Fatima parce que ce lieu est profondément uni au Saint-Père et qu’il s’agit d’un acte du Saint-Père ; c’est la volonté expresse du pape François. Mais il y a un lien supplémentaire avec Fatima parce que c’est ici un lieu de paix, un lieu ou quotidiennement on prie pour la paix. Cet acte de consécration veut être en ces temps une prière pour la paix dans le monde et concrètement pour la paix en Ukraine. C’est pour cela qu’en ce sanctuaire de Fatima, nous nous préparons d’ores et déjà en vue de cet acte de consécration si important que le Saint-Père fera à Rome, envoyant en même temps un légat pour la faire ici dans la petite chapelle des apparitions. »
 

Une grâce inouïe et totalement inattendue en ce pontificat du pape François

 
C’est une grâce insigne qui nous est ainsi faite, au cours d’un pontificat dont les limites, le caractère problématique, les graves insuffisances nous sont connues, et dont peut-être on pouvait penser qu’il n’y avait rien à attendre. Mais le Christ a bâti son Eglise sur le roc qu’est Pierre, et c’est de l’autorité de Pierre, du bon exercice de son autorité par Pierre – par le pape – que dépend le bien commun de l’Eglise.
 
Que le pape, que ce pape décide de répondre (même imparfaitement, même tardivement) aux demandes solennelles de la Mère de Dieu, c’est le signe et la preuve que Dieu se souvient de son héritage, qu’Il est éternellement fidèle, même quand nous ne le sommes pas ; qu’Il se sert des instruments défaillants que nous sommes tous pour que Sa volonté soit faite, parce qu’Il est le maître de l’histoire. Lui seul.
 
La souffrance des Ukrainiens du fait de l’invasion russe a poussé le pape François à envoyer à Kiev, au début du mois, son aumônier le cardinal Konrad Krajewski, pour y rencontrer le patriarche catholique Sviatoslav Shevchuk et le métropolite catholique de Lviv : tous les trois, ils eurent une conférence téléphonique avec le souverain pontife. A cette date, les évêques catholiques d’Ukraine avaient déjà demandé solennellement au pape de consacrer nommément leur pays et la Russie – en priant pour la conversion de cette dernière – au Cœur Immaculé de Marie. Comment imaginer que ces deux archevêques d’Ukraine n’aient pas réitéré leur demande au pape au cours de cet entretien en direct ?
 

L’Ukraine reçoit ce 16 mars la 13e Vierge pèlerine de Fatima

 
Comment ne pas se réjouir de ce que dès ce 16 mars, la 13e « Vierge pèlerine » de Fatima arrive en Ukraine, à la demande explicite du métropolite grec-catholique de Lviv ?
 
Oui, les voies de Dieu ne sont pas nos voies… Oui, le cardinal Krajewski s’est distingué par son engagement pro-migrants, parfois jusqu’au mépris de la loi ; par les secours matériels qu’il a apportés à des prostitués transsexuels de Rome réduits à la misère lors du premier confinement COVID. Mais il est aussi celui qui refusa catégoriquement de fermer son église de Sainte-Marie-Immaculée-à-l’Esquilin alors que le Vicariat de Rome venait d’ordonner le bouclage de toutes les églises à l’aube du premier confinement COVID en mars 2020, affirmant : « Il est de mon droit d’assurer aux pauvres une église ouverte. Ce matin à 8 heures, je suis venu ici et j’ai ouvert la porte en grand. Ainsi, les pauvres pourront adorer le Saint-Sacrement, qui est la consolation pour tous en ce moment de grande difficulté. »
 

La première demande de consécration de la Russie suivait la vision de l’enfer

 
La première demande de consécration de la Russie par la Vierge Immaculée fut formulée dans la foulée de la vision de l’enfer. Lucie, Francisco et Jacinta venaient de voir les tourments indescriptibles des âmes des pauvres pécheurs, et la Vierge leur dit, le 13 juillet 1917, quelques mois à peine avant la révolution bolchevique :
 

« Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Afin de les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si vous faites ce que je vous dis, beaucoup d’âmes seront sauvées et vous aurez la paix. La guerre va se terminer. Mais, si on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, il en commencera une autre, pire encore. Lorsque vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et de persécutions contre l’Église et le Saint-Père.
 
« Afin de l’empêcher, Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis. Si l’on répond à mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et un certain temps de paix sera accordé au monde. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi. »

 
Les erreurs de la Russie… Au-delà du communisme et de ses malheurs matériels qui de fait ont frappé tant de nations, il s’agit clairement de celles qui précipitent les hommes en enfer en les conduisant au péché, à la révolte contre Dieu. Comment ne pas voir que ces « erreurs » ont gagné le monde, à travers le matérialisme athée, la révolte contre la loi naturelle, la grande marche vers la collectivisation mondiale que les crises actuelles précipitent de diverses manières, l’écologisme, prélude à la spiritualité globale ?
 
Alors que Francisco et Jacinta s’étaient déjà envolés vers le ciel, Lucie, désormais religieuse à Tuy en Espagne, reçut le 13 juin 1929 une nouvelle apparition de la Sainte Vierge, qui lui dit :

« Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les Evêques du Monde, la Consécration de la Russie à Mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. Les âmes que la Justice de Dieu condamne pour les péchés commis contre moi, sont si nombreuses, que je viens demander une réparation : sacrifie-toi à cette intention et prie. »
 
“A la fin mon Cœur immaculé triomphera”

 
Lucie affirma cela à son confesseur, ajoutant dans ses Mémoires : « J’ai rendu compte de cela à mon confesseur qui me demanda d’écrire ce que Notre-Dame voulait que l’on fasse. Plus tard, au moyen d’une communication intime, Notre-Dame me dit en se plaignant :

“On n’a pas voulu écouter ma demande !… Comme le roi de France, on s’en repentira et on le fera, mais ce sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres, des persécutions contre l’Église : le Saint-Père aura beaucoup à souffrir.” »

 
Mais sa promesse demeure : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. »
 
Plusieurs consécrations ont déjà eu lieu, comme le souligne le communiqué du Vatican annonçant celle du 25 mars prochain. Chaque fois, il fut évité de nommer la Russie en tant que nation.
 
Pie XII, le 31 octobre 1942, consacra « le monde entier. » Dix ans plus tard, le 7 juillet 1952, il consacra « de manière toute particulière, tous les peuples de Russie ».
 

Le pape François choisit une fête mariale : le 25 mars, jour de l’Annonciation

 
Paul VI renouvela cette consécration en présence des Pères du concile, non pas « de la Russie » comme l’affirme le communiqué de Vatican News, mais du genre humain, disant : « Prends sous Ta protection maternelle toute la famille humaine, que nous Te confions, ô Mère, avec un amour affectueux. »
 
Jean-Paul II, souligne le communiqué du 15 mars, « pour répondre plus complètement aux demandes de la Vierge », « a voulu expliciter au cours de l’Année Sainte de la Rédemption l’acte de mandatement du 7 juin 1981, répété à Fatima le 13 mai 1982 », en « union spirituelle » avec tous les évêques. Il le fit en ces termes : « Cette fois, embrasse avec l’amour d’une Mère et d’une Servante du Seigneur, ce monde humain qui est le nôtre et que nous Te confions et consacrons, pleins de sollicitude pour le destin terrestre et éternel des hommes et des peuples. De manière spéciale, nous te confions et te consacrons les hommes et les nations qui ont particulièrement besoin de cette confiscation et de cette consécration. »
 
On a affirmé que Notre-Dame avait agréé cette consécration, citant une lettre (non reproduite) de sœur Lucie. Mais à quel point ? D’une part, comment imaginer qu’une mère n’entende pas le cri de ses enfants ? Comment ne pas observer qu’à la suite de cette consécration, les pays d’Europe de l’Est ont recouvré la liberté de rendre le vrai culte à Dieu ? Mais comment ne pas observer, non plus, que le monde n’a pas connu ni la paix, ni le triomphe du Cœur Immaculé de Marie ? On sait que Jean-Paul II ne put, du fait de pressions exercées sur lui, nommer comme il le voulait la Russie en tant que telle.
 
L’exorciste de Rome, Don Gabriele Amorth, s’est exprimé à sujet (le récit est en ligne ici).
 

Consécration de la Russie et de l’Ukraine : et les évêques du monde entier ?

 
Qu’en sera-t-il de la consécration du 25 mars ? Une fois de plus, elle s’adressera à notre Mère, à la Mère de l’Eglise, à la Reine de la Paix. Elle s’adressera à celle qui, seule, possède la solution aux troubles de notre temps ; celle qui nous demande la pénitence et la conversion et qui nous promet aussi la victoire. Dans son annonce, il manque la mention des évêques du monde entier, alors que Notre Dame désire que la consécration « en union avec les évêques du monde entier ».
 
A nous de prier et d’agir pour que la consécration se fasse ainsi. Il reste dix jours.
 

Jeanne Smits