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Le pape François exhorte les évêques d’Afrique à résister aux idéologies qui détruisent la famille

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Le pape François a exhorté les évêques africains, réunis au Vatican pour le symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, à rester fidèles à leur propre identité et à résister aux nouvelles idéologies qui cherchent à détruire la famille. Faire face en s’investissant « dans le champ de l’éducation » : il s’agit de prémunir les jeunes contre les mensonges qui envahissent le continent noir.
 
« En Afrique, l’avenir est aux mains des jeunes et ils sont aujourd’hui appelés à se défendre à des formes de colonisation nouvelles et sans scrupules que sont la réussite, la richesse et le pouvoir à tout prix, mais aussi le fondamentalisme et l’utilisation dévoyée de la religion, et les idéologies nouvelles qui détruisent l’identité des personnes et des familles », a déclaré le pape, faisant clairement référence à l’idéologie du genre qui ne reconnaît pas l’objectivité de l’identité homme-femme et qui bouleverse la conception même de la famille.
 

L’idéologie du genre tente de percer en Afrique

 
Cette idéologie pénètre difficilement sur le continent africain traditionnellement très attachée à la famille, et à la famille nombreuse, et où dans de nombreux pays l’activité homosexuelle est socialement réprouvée, quand elle n’est pas un délit. Mais cela explique aussi que l’Afrique soit précisément sous les coups de boutoir des promoteurs du contrôle de la population, des lobbies LGBT et autres partisans de l’explosion du modèle familial traditionnel : promiscuité, divorce, recomposition sont des fléaux valorisés par les médias à travers les sitcoms très regardés.
 
« Il faut apprendre aux jeunes à penser de manière critique, en leur indiquant un parcours de maturation des valeurs », a dit le pape François aux évêques d’Afrique et de Madagascar : cette tâche éducative passe aussi par l’annonce explicite de l’Evangile, a-t-il rappelé.
 

Les évêques d’Afrique exhortés par le pape François à défendre la famille et l’identité de leur continent

 
« En Afrique aussi, pour différentes raisons, une certaine désagrégation de la famille est en cours ; par conséquent l’Église est appelée à valoriser et à stimuler toutes les initiatives en faveur de la famille, qui est source privilégiée de toute fraternité, fondement et voie primordiale de la paix (cf. Jean-Paul II, Message pour la 27ème Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 1994). Ces derniers temps, beaucoup de prêtres, de religieux et de laïcs ont entrepris des œuvres louables pour le soutien de la famille, avec une attention spéciale aux personnes âgées, aux malades, aux personnes handicapées. Surtout dans les régions les plus isolées et reculées, vos Églises ont proclamé l’Évangile de la vie et, à l’exemple du bon Samaritain, elles ont porté secours aux plus démunis. Un magnifique témoignage de charité a aussi été rendu face à la récente apparition du virus Ebola, qui a frappé de nombreuses communautés, paroisses et centres hospitaliers. De nombreux missionnaires africains ont généreusement offert leur vie pour rester auprès des malades. C’est une route à parcourir avec une ardeur apostolique toujours renouvelée ! »
 
C’est tout le paradoxe de ce pontificat : pendant qu’on laisse le champ libre à des voix qui réclament bruyamment un aggiornamento de la pratique pastorale de l’Eglise à l’égard des non-familles, le pape affirme de manière répétée l’importance de la famille traditionnelle et de la résistance aux idéologies qui cherchent à la détruire : des paroles que la plupart des gros médias ne reprennent pas.