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Le pape François parle de la liturgie traditionnelle au clergé de Rome

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Lors d’une rencontre à huis clos avec le clergé de Rome, dont certains détails ont filtré grâce aux notes et enregistrements pris par nombre des participants, le pape François s’est exprimé sur des questions comme la liturgie traditionnelle, les prêtres mariés, et la place des divorcés « remariés » et des homosexuels dans l’Eglise.
 
Tout en saluant la décision prise par son prédécesseur de libéraliser la messe traditionnelle en tant que « forme extraordinaire » du rite romain, au nom de la « communion » et de la « main courageusement tendue aux Lefebvristes et aux traditionalistes », le pape François a présenté une curieuse critique de la « réforme de la réforme ».
 

François est contre la réforme de la réforme

 
Il y a des prêtres et des évêques qui parlent de cette « réforme de la réforme » : certains d’entre eux sont « des saints » qui parlent « de bonne foi », mais c’est une « erreur », a déclaré le pape François, désignant les évêques qui acceptent des séminaristes « traditionalistes » chassés d’autres diocèses sans assez se renseigner sur leur compte, parce qu’« ils présentent très bien, qu’ils sont très dévots ». Après leur ordination, il s’avère qu’ils ont des « problèmes psychologiques et moraux ». Ce n’est pas la pratique habituelle, mais « cela se produit souvent » dans ces environnements : ordonner de tels séminaristes revient à « placer une hypothèque sur l’Eglise », ce que certains évêques acceptent de faire parce qu’ils manquent de prêtres. Certains d’entre eux cachent des « déséquilibres » qui se manifestent ensuite dans les liturgies, a déclaré le pape selon zenit.org qui rapporte ces propos d’après le témoignage des prêtres présents. Le pape a précisé que la congrégation des évêques avait dû intervenir « trois fois » dans de telles situations.
 

La liturgie traditionnelle, signe de déséquilibre ?

 
Le télescopage est étonnant. On voit mal en quoi la réforme de la réforme peut être reliée à un « défaut de discernement » à l’égard de séminaristes venus d’autres diocèses, à moins que le goût pour la liturgie traditionnelle ne soit elle-même considérée comme la manifestation d’un dangereux « déséquilibre ». Utiliser le mot « souvent » pour quelque chose qui s’est produit trois fois, et pour suggérer que l’erreur de discernement serait causée par ce qu’il faut bien appeler la piété des séminaristes « traditionalistes », voilà qui relève aussi d’une exagération délibérée.
 
Promettant d’inscrire dans son agenda la question de l’ordination des hommes mariés dans l’Eglise d’Occident, le pape a cependant précisé qu’il ne pensait pas qu’elle serait résolue à brève échéance, ce qui est une manière d’entretenir le flou.