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Royaume-Uni : des enseignants dénoncent les parents « racistes » qui refusent les cours de religion pour leurs enfants par rejet de l’islam

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L’association britannique des enseignants et des conférenciers a mis en garde lors de sa conférence annuelle contre les parents « racistes » qui « abusent » de leur droit de ne pas faire suivre des cours de religion par leurs enfants pour que ceux-ci ne soient pas exposés à des cours sur l’islam. La Teachers and Lecturers Association, une subdivision du principal syndicat d’enseignants au Royaume-Uni, estime que ce refus de cours de religion – qui sont essentiellement des cours de culture sur l’ensemble des religions – constituent un véritable rejet de la religion d’une partie de la population, celle composée par les musulmans de plus en plus nombreux outre-Manche.
 
Cette attitude dictée par les « préjugés » selon les enseignants de la TLA empêche les efforts réalisés par l’école pour « préparer les enfants à la vie dans la Grande-Bretagne d’aujourd’hui », ont entendu les participants au congrès. Les délégués se sont laissé convaincre, adoptant une résolution visant à pousser le gouvernement à agir pour empêcher les parents à retirer sélectivement leurs enfants de ces cours, et plus précisément lors d’instructions sur des religions données.
 

Les enseignants veulent traquer les parents « racistes » qui rejettent l’islam

 
Richard Griffiths, qui représente la branche londonienne de l’association, estime que l’éducation religieuse (« Religious education ») telle qu’elle est faite selon les directives officielles aujourd’hui au Royaume-Uni permet d’ouvrir les enfants « à la pensée critique, [aux] grandes questions, et permet aux enfants d’explorer leurs propres croyances religieuses comme les autres, et aussi la non croyance ».
 
Si « dans de rares cas » le droit de ne pas vouloir laisser ses enfants participer à ces cours est parfaitement justifié en fonction des propres croyances religieuses des parents, a poursuivi le syndicaliste, le fait de retirer ses enfants est très différent lorsque « des parents ayant certains préjugés comme l’islamophobie ou l’antisémitisme veulent éloigner leurs enfants de certains cours ou visites à des lieux de culte, ce qui entraverait de manière significative la capacité de l’école à préparer l’enfant à la vie en Grande-Bretagne contemporaine ».
 
Griffiths a directement rattaché à son propos une récente statistique indiquant une hausse de 48 % des délits de « haine » liés à la race et à l’ethnie entre 2015-2016 et 2016-2017. Pour cette dernière période, les autorités font un lien direct entre les résultats du référendum sur le Brexit et les différents attentats islamistes et les pics de délits…
 
Le représentant de la TLA a notamment dénoncé la manière dont certains membres de la société se ferment au reste du monde « tandis que les réseaux sociaux véhiculent une réflexion de plus en plus extrême des croyances, sans équilibre » : pour lui, les enfants qui ignorent les autres croyances ou la non croyance religieuse représentent un danger, notamment parce qu’ils « ne parviennent pas à comprendre comment des individus, quelle que soit leur religion, peuvent coopérer pour améliorer la société » – des enfants de plus en plus vulnérables à la radicalisation du fait d’extrémistes, selon lui.
 

Au Royaume-Uni le refus des cours de religion est possible – mais contesté

 
Mais on a bien compris que ce n’est pas le radicalisme islamique qui est ici principalement visé, puisque ce sont des parents refusant les cours sur l’islam qui inquiètent le plus la TLA. Alors qui ? Les chrétiens ? Les juifs ?
 
C’est dans son ensemble que le principal syndicat enseignant du Royaume-Uni a été invité lors de cette conférence à « enquêter sur la nature et l’étendue de l’utilisation le sélective du droit de retrait ».
 
Un représentant du ministère britannique de l’éducation, présent lors de la conférence, a plutôt abondé en ce sens : « Une éducation religieuse de bonne qualité peut développer chez les enfants la connaissance des valeurs et des traditions du Royaume-Uni et aider à promouvoir la compréhension parmi les différentes religions et cultures. Les parents ont le droit de retirer leurs enfants de tout ou partie de l’éducation religieuse, mais les écoles doivent s’assurer que les parents qui veulent le faire ont vraiment connaissance du programme d’éducation religieuse et de sa pertinence pour tous les élèves. »
 
L’essentiel étant que les enfants reçoivent une formation religieuse relativiste d’inspiration maçonnique.
 
Mais comme toujours, la laïcité sert aussi à faire le lit de l’islam puisque celui-ci est présenté sous un jour favorable, non comme le système politico-religieux qu’il est, mais tel une croyance comme une autre.
 

Anne Dolhein