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Les cadres du parti républicain cherchent à faire taire le très populaire Donald Trump

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Que ce soit en France, en Angleterre ou aux Etats-Unis, le constat est le même. Chaque fois qu’un candidat du parti conservateur (Front national, UKIP ou Républicains) ose faire des déclarations « chocs » sur l’immigration ou la lâcheté de ses collègues, ce sont les autorités de son propre parti qui interviennent, avant ou après la presse. Les candidats sont alors marginalisés, dénoncés, voire exclus du parti en question, alors même que ces déclarations leur valent un fort soutien populaire. C’est exactement ce qui vient de se passer pour Donald Trump, le candidat à l’investiture républicaine qui obtient le plus d’intention de votes dans les sondages.
 

Donald Trump plébiscité par les électeurs mais attaqués par les cadres du parti républicain

 
Il y a quelques semaines, Donald Trump avait fait une déclaration fort remarquée sur l’immigration, accusant notamment le Mexique d’envoyer des « criminels et des violeurs » aux Etats-Unis.
 
Quelques jours plus tard, il s’attaquait à le Républicaine John MacCain, l’accusant de n’être pas un héros de guerre puisqu’il était prisonnier au Vietnam.
 
D’une manière générale, Donald Trump traite la majorité des médias comme des ennemis politiques, ce qui est objectivement le cas.
 
Les électeurs républicains apprécient qu’un candidat dise la vérité sur l’immigration d’une part, mais attaque également les cadres du parti républicain, jugés souvent trop loin des préoccupations de leur base électorale, et remette les médias à leur juste place.
 

Les cadres du parti républicain se fichent de l’atout électoral que représente Donald Trump et veulent le faire taire

 
Les autorités du parti devraient se réjouir d’une telle popularité de l’un de leurs candidats, mais il n’en est rien. Et c’est sans doute en raison même de ce soutien populaire qu’ils ont décidé de le faire taire.
 
Il y a des choses qu’il est interdit de dire trop fort en politique, aux Etats-Unis comme ailleurs, et même dans les partis qui semblent un peu moins consensuels que les autres.
 
Lors d’une rencontre de l’association des gouverneurs républicains qui rassemblait récemment les donateurs et représentants du parti, un plan a été établi pour barrer la route au candidat Donald Trump dans les débats présidentiels.
 
L’idée était d’obliger les trois candidats républicains les plus importants, Jeb Bush, Scott Walker et Marco Rubio, à refuser tout débat avec Donald Trump, afin de l’évincer des médias.
 
Les candidats concernés n’ont pas accepté l’idée. Non par amour de la liberté d’expression, mais parce que la démarche ferait de Donald Trump un martyr d’une part, et que FoxNews, chaîne de télévision préférée des conservateurs, se serait certainement opposée à la démarche, le premier débat devant se tenir sur son plateau.
 

Donald Trump, trop populaire

 
De son côté, Donald Trump a annoncé qu’il pourrait bien être le candidat d’un troisième parti à l’élection présidentielle s’il n’était pas élu au sein du parti républicain.
 
Il a même expliqué que la probabilité de la création d’un troisième parti allait « considérablement » augmenter si le parti républicain était injuste à son égard.
 
L’opposition des dirigeants républicains à la politique d’immigration d’Obama semble donc purement factice puisqu’ils n’hésitent pas à chercher à évincer Donald Trump alors qu’il est en tête des sondages parmi les électeurs républicains et que sa cote ne cesse d’augmenter.
 

Béatrice Romée