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Le Parti socialiste cherche désespérément une « belle alliance populaire » pour 2017

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Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, à Paris, le 18 octobre 2015.


 
Le Parti socialiste a officiellement lancé mercredi un appel à la constitution d’une « belle alliance populaire », afin d’éviter à la gauche, comme certains analystes en font de plus en plus la supputation, d’être éliminée dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Mais cette recherche, une nouvelle fois, d’une union de la gauche, cèle mal que ce dont a véritablement, désespérément besoin le Parti socialiste, c’est d’une union des socialistes. Avant toute autre considération…
 
Cette démarche, proposée au départ par le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, sans doute mieux placé que quiconque pour entrevoir les difficultés qui attendent les socialistes lors de l’élection présidentielle, et actée lors du congrès du parti en juin 2015, devait être mise en place dès janvier dernier. Mais comment parler d’union de la gauche, quand le marasme se faisait visible chaque jour davantage, au gré des démarches de l’exécutif sur la déchéance de nationalité ou la réforme du travail ?
 

Vers une « belle alliance populaire » pour 2017

 
C’est sans doute pour cette raison, au moins partiellement, que les premiers signataires de cet appel ont été choisis dans la société civile. Si on y retrouve quelques anciens ministres, tels François Rebsamen, Fadela Amara ou Sylvia Pinel, voire des membres du gouvernement comme Jean-Vincent Placé, ou des élus socialistes, radicaux de gauche et écologistes, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’acteurs importants du milieu politique, qui cèdent donc le pas aux responsables syndicaux ou associatifs, aux scientifiques, voire à de simples citoyens.
 
On sent l’impatience de Jean-Christophe Cambadélis, pour qui la constitution d’une telle alliance est sans doute la dernière chance des socialistes d’éviter d’être éliminé dès le premier tour de la prochaine présidentielle. Il entend pour cela renouveler le discours de son parti et son fonctionnement en se « dépassant ». « Nous voulons construire quelque chose de nouveau, construire un rassemblement nouveau. (…) Nous voulons une alliance qui soit capable d’être une alternative au libéralisme ambiant et au nationalisme », affirme-t-il en une explication qui, elle, n’a rien de nouveau. Elle est l’affirmation habituelle de l’internationale socialiste contre le patriotisme ; et aussi, pour être exacte, contre ses adversaires politiques.
 

Le Parti socialiste cherche désespérément un débouché pour l’élection présidentielle

 
« Le mouvement des idées progressistes ne demande qu’à être libéré », affirme le texte de l’appel que promeut le premier secrétaire. « Nous voulons un nouveau départ. Penser autrement ! Agir autrement ! », continue-t-il.
 
Ce texte, qui tient plus du manifeste que de l’appel proprement dit, énumère treize points, parmi lesquels un débat sur l’instauration d’un mode de scrutin proportionnel ou la promotion d’une « transition écologique ».
 
Mais la priorité demeure le rassemblement affirment ses signataires qui promettent que la parole sera libre…
 

François le Luc