Ça a mis du temps mais on y arrive. Alors que l’affaire Bétharram et d’autres touchant l’Eglise catholique ont sans retard provoqué la réaction des médias et de la justice, le scandale des attaques sexuelles sur des enfants dans le périscolaire à Paris est resté longtemps plus ou moins étouffé malgré les nombreux signalements, le caractère massif des agressions et du réseau de recrutement. Aujourd’hui cependant la justice est saisie, et, pour accélérer le nécessaire processus d’apurement, huit sénateurs, à l’initiative d’Agnès Evren, sénatrice de Paris, ont institué une mission d’enquête parlementaire : « Cela nous permettra d’entendre tout le monde, de faire des constats sur place et sur pièces… », a-t-elle expliqué. Et elle ne s’en tiendra pas à Paris : « Nous allons nous intéresser au périscolaire dans son ensemble, sur tout le territoire. D’autres villes que Paris ont été touchées. » L’Education nationale, elle aussi, doit commencer un grand nettoyage de printemps. Les excuses d’Emmanuel Grégoire ne suffisent pas.











