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Le budget de l’Iran revu en fonction de la chute des prix du pétrole

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Un parlementaire iranien, Ahmadreza Dastgheib, a annoncé que l’Iran avait restructuré son budget de manière à protéger son économie de la volatilité du prix du pétrole. Il a précisé que tous les plans budgétaires avaient été établis avec la question du pétrole en tête.
 
« Etant donnée l’incertitude concernant l’arrivée des revenus pétroliers et les circonstances économiques particulières à notre pays, nous avons considéré deux plafonds de revenus pour le budget de l’année prochaine, ce qui nous soulagera si nous ne percevons pas les revenus prévus », a-t-il déclaré mardi.
 

Aujourd’hui, le budget de l’Iran dépend à 39,3% du pétrole

 
Le gouvernement iranien a expliqué que depuis la fin de l’année 2013, les exportations de pétrole avaient baissé d’environ 1,5 millions de barils par jour, un manque à gagner de 100 milliards de dollars pour l’Iran. Les exportations iraniennes ont été restreintes depuis les accords nucléaires passés avec les grandes puissances à cette époque, fin 2013.
 
Le budget de l’année en cours, qui se termine à la mi-novembre selon le calendrier musulman, dépend des revenus pétroliers à 39,3%. Celui de l’année prochaine prévoit une réduction de 6% de cette dépendance : même si le baril de pétrole passait sous la barre des 40 dollars, le budget de l’Iran serait toujours excédentaire, assure le gouvernement.
 

L’Iran poussé vers un accord à cause de la chute des prix du pétrole ?

 
L’année dernière, le président iranien Hassan Rouhani avait qualifié cette chute du prix du pétrole de « complot » contre son pays : les décisions de l’OPEP, sous la conduite des adversaires saoudiens de l’Iran et l’accélération de la production américaine, étaient à l’origine de cette chute brutale.
 
Les sanctions occidentales qui ont suivi l’échec des discussions sur le nucléaire n’ont fait qu’affaiblir l’économie iranienne. La situation pourrait donc pousser l’Iran à chercher à tout prix un compromis sur l’enrichissement d’uranium afin de garantir la réussite d’un accord nucléaire et de réduire la pression des sanctions qui pèsent actuellement sur la croissance économique du pays.