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Une PMA lesbienne sans père mais avec deux mères porteuses, ou le comble de la schizophrénie

PMA lesbienne sans père deux mères porteuses
 
Folie et schizophrénie… Une couple de femmes a décidé non seulement de donner le jour à un enfant sans père à travers une procréation médicalement assistée, mais de simuler une double maternité en portant toutes deux le bébé. Folie : la PMA dissocie l’enfant de l’acte sexuel entre un homme et une femme qui est le cadre de conception conforme à la dignité de la nature humaine et au plan de Dieu pour la procréation. Schizophrénie, parce que tout en niant le besoin naturel d’un enfant d’avoir un père en allant jusqu’à l’en priver artificiellement et délibérément, ces deux femmes n’en ont pas moins affirmé comme une sorte de droit leur volonté d’avoir chacune un lien biologique et maternel avec ce bébé. C’est donc que le lien biologique est primordial dans la procréation ! On pourrait appeler ce processus une PMA lesbienne sans père mais avec deux mères porteuses.
 
Qu’il se soit trouvé des médecins pour accéder à la réalisation de leur fantasme en dit long sur notre culture du désir « créateur ».
 
Les femmes en question, Ashleigh et Bliss Coulter du Texas, semblent être les premières lesbiennes au monde à avoir participé à une telle aventure médicale. La procédure s’appelle « fécondation in vitro réciproque sans effort », déjà théorisée avant que les deux femmes n’en découvrent la possibilité. En cherchant un moyen d’avoir un enfant qui ait un lien biologique avec chacune, elles ont rencontré le Dr Kathy Doody, spécialiste des questions de fertilité : elle s’est enthousiasmée.
 

Une PMA lesbienne avec deux mères biologiques ? Pas vraiment…

 
Dans cette forme de FIV, ovules et sperme sont introduits dans une capsule « INVOcell » qui est ensuite placée dans le vagin d’une femme pour simuler un incubateur (qui lui-même ne fait jamais que simuler l’environnement d’un utérus – ainsi, la boucle est bouclée). Si la FIV réciproque consiste justement à placer les ovules et les spermatozoïdes dans un incubateur en laboratoire, pour protéger les embryons qui se forment des substances étrangères et des toxines, la version « sans effort » (« Effortless ») passe par un corps de femme.
 
En l’occurrence Bliss Coulter a fait féconder ses ovules avec les gamètes d’un donneur – on l’oublie. Elle a porté la capsule INVOcell pendant cinq jours, avant que celle-ci ne soit retirée, congelée, puis pour finir vidée de son contenu. On a prélevé un embryon qui a été placé dans l’utérus d’Ashleigh au moment où celle-ci était prête à le recevoir. Deux autres « dorment » dans l’enceinte concentrationnaire de la congélation profonde, et si Ashleigh rêve de se les voir implanter, Bliss préfère les laisser au frais.
 

Un enfant sans père (quoique…) mais qui a séjourné dans deux femmes porteuses, et un frigo

 
Habituellement, dans le cadre d’une fécondation in vitro, c’est la femme qui donne ses gamètes qui se voit implanter l’embryon. Le petit Stetson Coulter – le garçon né de cette procédure – ayant séjourné dans le corps des deux femmes est considéré comme étant l’enfant des deux. Une fiction légale et médicale, bien sûr.
 
Le Dr Doody souligne que la procédure, déjà appliquée à d’autres couples depuis, « paraît plus naturelle pour les parents et leur donne un lien unique avec leur bébé ». Manière de reconnaître que cette procédure est en réalité fondamentalement anti-naturelle, et que pour une femme, rien ne remplacera jamais le fait de porter son enfant ?
 

Jeanne Smits