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Trump, Hollande, Macron, Gayet, Debbouze, Sulzberger : l’Etat profond mondialiste change la politique

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Julie Gayet prépare le retour d’Hollande. Djamel Debbouze a refusé un maroquin. Sulzberger, le patron du NYT, menace Trump, nos médias font de l’affaire Benalla une tempête dans un dé à coudre : l’Etat profond mondialiste change les règles de la politique pour mieux en maîtriser les hommes.
 
Quelle est la différence entre Trump et Macron ? Macron a d’abord été le chouchou et la créature de l’Etat profond mondialiste, alors que Trump s’en est désigné dès le départ l’ennemi numéro un. En conséquence les médias, le showbizz, les institutions internationales, la banque ont tout de suite attaqué Trump alors qu’ils ont porté Macron. Aujourd’hui, ça change. L’Etat profond mondialiste s’adapte aux réalités, il s’intéresse moins aux hommes, que ce soient ses poulains ou ses antagonistes, et plus aux combinaisons qui font avancer sa politique.
 

Trump contre l’Etat profond mondialiste, tout contre

 
Même s’il était seul sur une banquise déserte, Trump arriverait à se bagarrer. C’est son tempérament qui veut ça. Rien qu’hier il a eu trois controverses graves. L’une avec Juncker et les Européens : oui ou non a-t-on parlé agriculture à Washington en préparant le futur accord commercial UE-Eu ? Oui, dit Trump, non, dit l’union. L’autre avec Robert Mueller, le procureur spécial chargé d’instruire l’affaire de l’éventuelle intrusion russe dans la campagne présidentielle américaine. Il l’accuse de conflit d’intérêts : ils auraient eu des relations d’affaires contractuelles, Mueller voulait être patron du FBI, il est intime avec Comey, l’ancien directeur, et les Clinton. Ici Trump a raison, il dévoile les réseaux de l’Etat profond américain. Sur l’Europe, il dévoile le mensonge de Juncker, à savoir que l’Europe accepte de sacrifier l’agriculture aux intérêts de l’automobile allemande. Et sa propre ambiguïté : Trump, qu’on présente comme protectionniste, réclame au nom des intérêts des fermiers américains, la suppression totale des droits de douane agricoles. Ici le nationaliste proclamé promeut le libre-échange et fait le jeu de l’Etat profond mondialiste.
 

Sulzberger parle à Trump en maître

 
Je ne suis pas dans le cerveau de Trump et je ne sais pas ce qu’il veut profondément, mais je vois bien qu’il est soumis à autant d’attaques qu’il en lance et qu’il doit louvoyer entre de dangereux adversaires et se chercher des appuis. L’entrevue qu’il a eue le vingt juillet avec le patron du New York Times, Arthur George Sulzberger est à la fois éclairante et mystérieuse. On le sait par un tweet de Trump, ce qui a surpris New York, les rencontres entre l’exécutif et les responsables phares des médias restant secrètes à l’ordinaire, et par la réponse de Sulzberger. Première information, c’est Trump qui a demandé à rencontrer le journaliste. Deuxième information, Sulzberger parle en maître, qui juge et a des exigences. Il donne sa version de la discussion qu’il a eue avec Donald Trump : « Mon objectif principal en acceptant cette rencontre était de lever mes inquiétudes au sujet de la rhétorique anti-presse extrêmement troublante du président ». 
 

L’Etat profond dicte sa loi au politique via les médias

 
La troisième controverse est la plus mystérieuse et la plus éclairante.
 
Trump, comme il l’explique dans son tweet, a déploré devant Sulzberger l’hostilité systématique de la presse américaine à son endroit, qui la conduit à mal faire son métier, selon lui, et bourrer ses articles de « fake news ». Au lieu de répondre à cette accusation, Sulzberger, souverain, considère en bloc ces accusations comme une « rhétorique anti-presse », un discours « de plus en plus dangereux ». « Je lui ai dit (à Trump) que bien que l’expression fake news soit fausse et nuisible, j’étais beaucoup plus préoccupé par sa façon de caractériser les journalistes comme des « ennemis du peuple ». Ces « vastes attaques contre le journalisme » peuvent être « nuisibles » pour les USA ». En glissant de journalistes à journalisme, Sulzberger évacue habilement la question centrale : y a-t-il eu des fautes, certains organes de presse agissent-ils en « quasi lobbyistes » comme les en accuse Trump ? Sulzberger suggère que ce dernier s’en prend en bloc à une profession qui fait obstacle à son désir de puissance absolue. Il affirme en creux la primauté de la presse sur le président : or la presse dominante n’est rien d’autre que l’expression de l’Etat profond mondialiste. 
 

Trump et Sulzberger jouent de leurs ambiguïtés

 
Analysant la chose, notre confrère Le Monde estime que Donald Trump a une recette de « cocktail idéologique » et qu’il cherche à « décrire des élites, dont la presse, éloignées des préoccupations du pays ». Comme souvent, Le Monde pose les bonnes questions pour y donner de mauvaises réponses. Ce n’est pas Trump qui prétend loin du peuple les élites américaines, c’est elles qui le sont, et ses compatriotes lui donnent raison : l’élection de Donald Trump est la preuve de la justesse de son analyse et du mensonge des grands médias. Cependant Trump n’est pas né de la dernière pluie, c’est un pro de la communication, et il s’accommode de ces grands médias. Y compris du New York Times, auquel il a donné des interviews importantes, et qui est pour lui une entité à double visage : d’un côté c’est l’expression de l’Etat profond mondialiste, mais c’est aussi le haut-parleur du lobby israélien, or on sait la proximité de Trump et d’Israël. Il y a d’ailleurs dans les paroles de Sulzberger à la fois un avertissement et une supplication. Contrairement à ce que pensent les antisémites, « les juifs » ne forment pas un bloc. Trump joue de cette ambivalence.
 

Macron, Trump, Orban, trois tactiques de la politique mondialiste

 
Macron, créature de l’Etat profond mondialiste, est-il lâché par celui-ci et va-t-il tomber à cause de la tempête dans un dé à coudre qu’on nomme Affaire Benalla ? Qui sait ! L’important est ailleurs : la trajectoire de Macron, avec sa prétention à la nouveauté et à la restauration du rôle souverain du président, qu’elle dure ou non, est une merveilleuse aubaine pour l’Etat profond mondialiste : Macron ne discrédite pas seulement la fonction présidentielle, il abaisse un peu plus la politique. Il est l’illustration du dicton, plus ça change, moins ça change. 
 
Face à la colère des peuples, l’Etat profond use de tactiques différentes pour parvenir au même résultat stratégique : en Hongrie, aux Etats-Unis, il fait la part du feu, en s’arrangeant pour qu’Orban et Trump portent cependant leur petite pierre au projet mondialiste. En France, c’est le déni de la volonté populaire et la mise sur orbite de clowns successifs. 
 

Julie Gayet, Hollande et Debbouze, la politique autrement

 
En quoi Macron a-t-il déplu ou démérité ? Les médias contrefont-ils l’hostilité, dans une sorte de grand jeu de l’été ? Je l’ignore. Ce qu’on voit, c’est Julie Gayet. Julie qui nous parle de l’humour de Hollande (voilà qui fait une belle jambe aux sans dents). Julie Gayet qui nous dit que ses amis préparent son retour. Le retour de Hollande ! Les journaux en parlent sans rire. C’est la preuve que tout est possible aux médias. Et si tout est possible c’est que les Français n’ont plus de cerveau. Non pas la mémoire courte, mais plus de mémoire du tout. Ceuta est prise d’assaut, les forces de l’ordre n’assurent plus la sécurité nulle part en France, il leur arrive de fuir devant la racaille, et la France Altzheimer sourit au soleil. Elle a oublié le cauchemar Hollande, le fiasco permanent Hollande, le ridicule international Hollande, la trahison Hollande. Julie Gayet parle, elle le trouve très drôle, on l’écoute. A elle, on n’a pas proposé de secrétariat d’Etat. Mais comme Debbouze, comme Sulzberger, elle sait qu’elle a plus d’influence là où elle est qu’au gouvernement. L’Etat profond mondialiste exerce de plus en plus son pouvoir en commande directe, sans passer par les appareils d’Etat. La politique change de nature.
 

Pauline Mille