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La popularité de François Hollande de nouveau en chute

Popularité Hollande chute

Après une courte embellie, forte baisse de François Hollande dans les sondages.


 
Les sondages passent et ne se ressemblent pas… La cote de popularité de François Hollande, artificiellement remontée dans les sondages au lendemain des attentats qui ont ensanglanté Paris, est de nouveau en chute. Comme celles, ajoute-t-on, de Manuel Valls ou de Nicolas Sarkozy. Sans doute… Mais il n’est guère glorieux, ni même correct, lorsque l’on est président de la République, de comparer l’opinion que les Français ont de vous à celle de son premier ministre. Moins encore à celle d’un adversaire qui n’est plus au pouvoir…
 
Selon le baromètre Odoxa-L’Express-Presse régionale-France Inter publié mardi, et confirmant un autre sondage paru il y a quelques jours, François Hollande, qui avait gagné 10 points de popularité en novembre, en reperd 5 en décembre. Seuls 27 % des interrogés estiment désormais qu’il est un bon président de la République, contre 71 % (+ 4 points par rapport à novembre) qui pensent le contraire.
 

Popularité de nouveau en chute pour le président de la République

 
« Diriez-vous que Manuel Valls est un bon premier ministre ? », demande-t-on encore aux Français, qui, à 60 %, répondent par la négative. Une réponse qui ne peut être perçue que comme une confirmation du mauvais score du président de la République.
 
Oh, bien sûr, on nous explique que d’autres personnalités politiques connaissent des résultats moins bons encore. Ainsi, derrière le maire de Bordeaux, Alain Juppé, à 44 %, on trouve Emmanuel Macron (33 %), François Bayrou (32 %), et plus loin, Marine Le Pen (24 %) ou Nicolas Sarkozy (21 %).
 
Mais cela n’a pas du tout la même importance : ces personnages ne sont pas à la tête de l’exécutif. Dès lors, leur cote de popularité ne tient pas spécifiquement à l’action qu’il mène, mais à des considérations diverses, et bien plus floues : une parole, ou l’air du temps.
 

François Hollande ou… n’importe qui d’autre

 
Ce qui est sûr, c’est que François Hollande, en novembre comme en janvier, a bénéficié d’un effet classique, bien connu de tous les analystes politiques, de ralliement au drapeau. Rien à voir, directement, et même au contraire, avec l’action menée par les politiques concernés ; mais simplement avec le besoin ressenti par la communauté nationale, en périodes de forte crise, de se regrouper autour de celui qui, à ce moment-là, incarne la nation, représente le pays.
 
Et, peu importe, j’en suis désolé pour le chef de l’Etat, qu’il soit de droite ou de gauche ; peu importe même qui il est.
 
Mais on ne peut tout de même pas prendre un abonnement aux attentats pour tenter de lier état d’urgence et état de grâce. Ni fixer les dates du calendrier électoral aux divagations des djihadistes ou autres fous d’Allah !
 

François le Luc