Le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté semble découvrir la lune, mais du moins a-t-il le mérite de voir et le courage de dire, même tardivement, ce que d’autres sociologues, fidèles à leurs œillères militantes, comme par exemple Hervé Le Bras, refusent d’admettre contre tout évidence. Bock-Côté ajoute très justement que ce processus a été « imposé », les gouvernements nationaux se gardant scrupuleusement de toute consultation ou referendum. Il restreint cependant son propos : il aurait pu dire que le processus était engagé dès les années 1980 et qu’en 2000 le grand démographe Jacques Dupâquier en avait fait l’analyse. Mais peut-être n’a-t-il pas voulu mettre au jour toute la chaîne de complicités politiques transpartisanes qui ont permis ce coup d’Etat. En France, par exemple, Jacques Chirac porte une responsabilité déterminante. Et, mis à part Silvio Berlusconi, nul dirigeant politique européen dit de droite n’a fait si peu que ce soit mine de s’y opposer.











