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« Les ratonnades de l’extrême droite rappellent Weimar » : il ne faut pas que l’Allemagne vote Salvini

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A Chemnitz en Saxe la réaction populaire à la criminalité des migrants a produit des scènes un peu brutales que les médias ont transformées en « ratonnades », pour dissuader, avec le vocabulaire approprié (Weimar, extrême droite), l’Allemagne d’amener par son vote un émule de Matteo Salvini au pouvoir.
 
Tout a commencé en 2013. En ce temps-là l’Allemagne mourait doucement, entre une industrie qui tournait à peu près, une démographie de vampire fatigué et un gouvernement stable. Les élections avaient été mi-figue mi-raisin. Ni les libéraux du FDP ni les nationaux de l’AfD n’avaient de députés au parlement fédéral, n’ayant pas atteint 5 %. Les Verts et l’extrême gauche (Die Linke) avaient chacun un peu moins de 9 % et une bonne soixantaine de députés, le SPD socialiste 25,73 % et 193 députés, le centre droit du CDU/CSU 41,54 % pour 311 députés. Manquant d’alliés à droite pour constituer une majorité, la chancelière inamovible Angela Merkel, ancienne de la Stasi reconvertie en mondialiste de choc, fut contrainte, après trois mois de consultations, de former son gouvernement avec le SPD, dans ce qu’on appelle en Allemagne GROKO (grosse Koalition). Puis, à partir de 2014, elle ouvrit l’Allemagne et l’Europe à plus d’un million d’immigrés hors la loi, sous des prétextes humanitaires, démographiques et économiques.
 

Mauvais vote à Weimar

 
Malgré les recommandations de l’ONU et l’approbation de l’UE, les choses ne se passèrent pas bien. Le viol devint le crime le mieux partagé en Allemagne (nul ne dit cependant que cela rappelait 1945), la Saint-Sylvestre à Cologne demeure dans toutes les mémoires, et des loups solitaires déséquilibrés prirent l’habitude d’attaquer l’Allemand moyen à la hache ou au couteau, dans les trains ou dans la rue. Le peuple, qui ne s’accoutumait déjà pas sans humeur à la vague turque, s’agaça de ce surcroît d’immigration allogène et criminogène. Une association contre l’islamisation de l’Allemagne, PEGIDA, se forma. 
 
Aux élections de 2017, les Verts et Die Linke n’avaient presque pas bougé, l’idéologie conserve, mais le SPD et la CDU/CSU étaient en chute libre (respectivement 20,51 et 32,93 %), au profit de l’AFD qui faisait entrer 94 députés au Bundestag. Ce n’était pas encore Hitler et l’incendie du Reichstag, mais c’était déjà comparable à la république de Weimar sous la menace de « l’extrême droite », et « la montée des populisme en Europe ».
 

En Allemagne, les Shaddocks de la Groko pompent toujours

 
Mme Merkel écarta bien sûr toute idée de coalition avec l’AfD, celle-ci étant déclarée d’extrême droite, et les libéraux refusèrent de s’allier avec elle parce qu’elle gardait obstinément l’Allemagne ouverte à l’immigration. Au bout de six mois de tergiversations, ne voulant pas retourner aux urnes par crainte d’une nouvelle poussée d’extrême droite et désireuse de faire un cinquième mandat à la Chancellerie, Angela Merkel finit par se remettre avec le SPD. L’Allemagne avait voté massivement contre la Groko et l’immigration, elle avait la Groko et la politique d’immigration maintenue. L’électeur finit par comprendre qu’on se moquait de lui. Viols et agressions se succédaient sans surprise et les Shadocks mondialistes continuaient à pomper imperturbablement du migrant en Allemagne et en Europe. 
 

Kurz, Trump, Salvini : l’extrême droite ne cesse de s’étendre

 
La faculté de patience du peuple d’Allemagne est grande, mais ils ont internet et la télé là-bas, et les ménagères qui n’osent plus sortir se rendent compte qu’en Hongrie, en Pologne, en Tchéquie, des murs et des frontières empêchent les migrants de passer, et avec eux leurs étranges coutumes. Et ça commence à venir dans un pays germanophone, l’Autriche, depuis que le chancelier de droite modérée Kurz a fait alliance avec le FPÖ, l’extrême droite. Et voilà que l’Italie suit, avec Salvini le barbu qui préconise de renvoyer les bateaux de migrants à l’envoyeur. 
 
L’Allemand comprend vite à condition qu’on lui explique longtemps. Il va être fortement tenté par le vote populiste d’extrême droite. C’est là qu’intervient la réflexion politique de Mme la Chancelière : on a déjà Trump, Orban et Salvini, on ne va pas se taper une Marion Le Pen en Allemagne. Quel contre-feu, quel contre jeu, imaginer pour stopper le populisme ?
 

Sarah Wagenknecht, le vote d’extrême droite de gauche

 
Première réponse, Sarah Wagenknecht, patronne du groupe parlementaire de Die Linke. Une jolie femme doublée d’une fine mouche. Elle veut cumuler le succès de Syrisa en Grèce et celui d’Aube dorée. En gros, ce serait un Mélenchon qui critiquerait l’immigration. Elle en a assez de la « bonne conscience de gauche sur la culture de l’accueil ». Elle ajoute qu’une « frontière ouverte à tous, c’est naïf. Ce n’est surtout pas une politique de gauche ». Adepte de la préférence nationale sans le mot, elle préconise de réserver l’aide sociale gaspillée pour les migrants aux Allemands nécessiteux et remarque par ailleurs que « plus de migrants économiques signifie plus de concurrence pour décrocher des jobs dans le secteur des bas salaires ». Bref, elle est socialiste nationale. Elle va d’ailleurs baptiser son mouvement « Aufstehen » (Debout !), qui rappelle le slogan connu « Deutschland Erwarche ! » (Allemagne, réveille-toi !).
 

L’Allemagne de souche qui n’existe pas

 
Les augures sont divisés sur les chances de réussite de ce détournement de populisme. Mais le système a plusieurs cordes à son arc. L’exaspération des Allemands devant l’insécurité provoquée par les migrants permet aussi des manœuvres policières. Les Allemands n’en peuvent plus des boniments de leurs élites, notamment de la dernière sortie du président Frank-Walter Steinmeier, pour qui il n’y a « pas d’Allemands de souche » : ils savent que des demandeurs d’asile somalien violent précisément des Allemandes de souche et que des réfugiés afghans égorgent précisément des Allemands de souche. Les migrants n’ont pas été formés à l’antiracisme. Alors les Allemands de souche s’échauffent. Quand la diversité et le vivre ensemble tuent à coups de couteau multi-kulti un Allemand de souche (qui n’existe pas), ils descendent dans la rue. Les jeunes et les vieux. Les professeurs de maths, les garçons charcutiers et les chômeurs. C’est là qu’intervient la police. 
 

Des ratonnades médiatiques sans morts ni blessés

 
Le premier stagiaire aux renseignements généraux vous le dira, rien n’est plus facile à infiltrer qu’un groupuscule d’extrême droite ou un mouvement qui a commencé par un groupuscule d’extrême droite. C’est le cas de Pegida et de l’AfD. Donc, si vous voulez discréditer les manifestations contre le déferlement migratoire pour dissuader l’Allemagne de mal voter, vous manipulez votre groupuscule et vous lui inspirez l’idée d’une ratonnade. C’est ce qui vient de se passer à Chemnitz. Grâce à un ou deux débordements, l’image d’une immense ratonnade a été donnée par les médias occidentaux à Chemnitz. En fait, il n’y a pas eu un mort, à peine quelques blessés légers, bien moins que dans n’importe quelle rixe de banlieue un samedi soir. Mais c’est le discours de la presse sur la ratonnade qui est important, et c’est lui qu’a permis la manipulation policière.
 
Pour le Spiegel, « Lorsque des foules excitées d’extrême droite créent de l’agitation au cœur de l’Allemagne et que l’Etat de droit est dépassé par les événements, cela rappelle un peu la situation de la République de Weimar ». Ah, Weimar ! C’est un objet rhétorique de luxe : il symbolise la démocratie trop faible que le grand méchant loup nazi a mangé. Ne pas imiter son exemple, se défendre becs et ongles contre la bête !
 
Pour le grand journal des milieux d’affaire, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, « L’Etat abdique » à Chemnitz, il n’a pas su contenir la foule d’extrême droite, la conséquence politique est nécessaire : il faut rétablir l’ordre pour empêcher la montée d’un nouveau nazisme. Le petit désordre de Chemnitz monté en épingle doit servir à détourner du populisme ainsi diabolisé le tranquille Allemand qui vote.
 

L’extrême droite de Weimar vote Salvini

 
Pour trouver la réalité il suffit d’inverser le processus des médias. Alors que la population d’Allemagne envahie réclame la protection de l’Etat qui l’abandonne contre les migrants, l’Etat criminalise cette réaction en continuant de nier les faits qui la causent. 
 
Les médias l’y aident avec talent. La directrice de la fondation Amadeu Antonio contre le racisme, invitée sur la chaîne N-TV a déclaré : « A Chemnitz, une alliance assez incroyable mêlant des hooligans, des néonazis, l’AfD et les militants de Pegida s’est constituée. Les violences montrent que des mouvements se réunissent qui au final sont tous issus du même moule ». Et le PSD a déclaré par la voix de Burhard Lischka que « l’extrême droite » qui s’est révélée à Chemnitz rêve de « guerre civile ». Au même moment où le Système fait l’essai d’un véritable National-Socialisme avec Sarah Wagenknecht, il présente la réaction populaire à l’inaction perverse de l’Etat comme une manifestation de nazisme, par la magie incantatoire du mot Weimar.
 

Pauline Mille