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Réduire la circulation à Paris

Réduire la circulation à Paris

 
Anne Hidalgo, le maire de Paris, a lancé mardi « l’acte deux de la reconquête des voies sur berge », se disant favorable à une fermeture à la circulation automobile totale, ou tout du moins partielle, des voies de la rive droite de la Seine à la mi-2016. Réduire le nombre de voitures dans la capitale ? Le serpent de… Seine a, semble-t-il, encore de beaux jours devant lui !
 
Le Conseil de Paris devrait donc adopter lors de sa prochaine séance plénière (les 26 et 27 mai) une délibération à cet effet. « Pour Paris Plages 2016, les voies sur berge seront rendues à la population », assure le maire de Paris.
 
Paris Plages, c’est bien gentil, mais prendre ce gadget socialiste comme argument, c’est pour le moins stupide. C’est du moins ce que pensent beaucoup de Parisiens, lorsqu’on évoque le sujet. Hormis, bien sûr, les éternels gogos et bobos. A moins que ce ne soit l’inverse.
 
Deux scénarios sont, pour l’heure, envisagés. Ah non ! proposés à la concertation. De qui ? C’est un mystère. Enfin, ce sont cinq réunions publiques, dont « une réunion publique de concertation métropolitaine ». Joli !
 

Réduire la circulation à Paris

 
Bref… Le premier consiste à fermer le tronçon central de la voie Georges-Pompidou, sur une longueur de 1,5 kilomètre entre Châtelet et le Pont de Sully. Une seule file serait, dans ce cas, maintenue dans les tunnels.
 
Le deuxième scénario consiste à fermer totalement la voie Georges-Pompidou, soit entre le tunnel des Tuileries et le tunnel Henri IV.
 
Quoi qu’il en soit, plusieurs études de circulation devraient être disponibles « à l’échéance du début de la concertation ». « L’échéance du début », c’est tellement clair, que le journaliste de l’AFP la situe en juin… 2011 !
 
Enfin, il note tout de même que les voies sur berge sont « un des axes majeurs permettant la traversée de Paris d’ouest en est ».
 
Par quoi remplacera-t-on cet axe majeur ? That is the question, comme dirait un célèbre auteur d’outre-Manche. Les Parisiens comprendront immédiatement. Ceux qui ne connaissent que peu la capitale peuvent prendre un plan. Quoi qu’il en soit, si l’on supprime définitivement les voies sur berge, on se demande où passeront les voitures qui, certains jours, ont déjà, malgré donc les voies sur berge, du mal à circuler.
 

Santé, décroissance et écologie ? Cette bonne blague…

 
Peu importe ! Anne Hidalgo affirme sa volonté de « diminuer de façon très importante (…) la circulation automobile ». Y a-t-il une raison ? Oh ! oui : « C’est un enjeu écologique, (…) c’est un enjeu de santé publique. (…) Tout cela s’inscrit dans une politique globale que j’assume, que nous assumons de façon très délibérée, donc oui il y aura moins de voitures à Paris, clairement. Donc je ne me projette pas, y compris dans la façon dont on peut calculer les effets de report de circulation, dans un monde où il y aurait autant de voitures qu’aujourd’hui. Objectivement ça ne sera plus le cas. »
 
L’Hidalgo n’est pas très claire. Va falloir qu’elle tire les oreilles à son responsable de communication, ou au sous-fifre chargé de lui écrire ses discours.
 
Mais je ne connais que peu de Parisiens à qui l’on ferait gober que, en compliquant davantage la circulation parisienne, on diminuera la pollution !
 

François le Luc