La mairie de Limoges est partie en fumée et ses images ont fait le tour du monde. Elle datait de 1876, cinq ans après l’incendie de celle de Paris par l’émeute. La République ne défend plus les bâtiments publics qui sont la cible prioritaire des émeutiers, le lieu par excellence de la politique et de la puissance publique. Mairies, commissariats et préfectures ont été pris d’assaut en même temps que le privé était pillé. Ce n’est pas seulement comme on l’a dit à cause du « défaut d’anticipation » accidentel d’un ministre incapable, c’est, en général, le résultat d’une mutation volontaire du régalien. L’Etat s’occupe de tout, de l’éducation idéologisée, par le genre, la loi EVARS, la propagande décoloniale etc., et de la transition énergétique : il n’a plus les moyens ni l’autorité nécessaire à protéger les biens, les lieux symboliques et les citoyens. Cela va bien au-delà de la personnalité des deux zéros nets du 17 octobre, Nuñez et Macron.











