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Royaume-Uni : un « enfant » réfugié de Calais en 3e année d’université

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Haris Stanikzai


 
L’insuffisance des contrôles sur les mineurs de Calais de la part des autorités du Home-Office au Royaume-Uni est désormais avérée. La presse britannique a retrouvé un jeune Afghan arrivé comme « enfant » réfugié, bénéficiant de la procédure accélérée réservée mineurs isolés vulnérables. C’est en réalité, s’il faut en croire les journaux, un étudiant d’université en troisième année dans son pays d’origine.
 
C’est donc probablement en fraudant que Haris Stanikzai a bénéficié des mesures d’accueil prioritaire de la part des Britanniques délibérément crédules. Il faisait partie du premier groupe parti pour Londres il y a une quinzaine de jours depuis la Jungle aujourd’hui rasée : on l’avait cru sur parole, il avait 16 ans… et tant pis pour sa barbe naissante et sa carrure de rugbyman. Les autorités encore plus attendries par le fait qu’il disait avoir perdu ses deux jeunes sœurs et ses deux jeunes frères lors de combats dans son pays.
 

Un réfugié mineur, « enfant » de Calais en 3e année d’université ?

 
Hélas, il n’a pas pensé à effacer ses profils sur les réseaux sociaux. Sur LinkedIn, il apparaît comme un étudiant en comptabilité et finance à l’université de Jahan à Kaboul de 2013 à 2016. Un responsable de cet établissement privé a confirmé que Stanikzai y avait bien étudié mais qu’il avait subitement disparu de la circulation l’an dernier.
 
Est-il exceptionnellement précoce ? La plupart de ses condisciples inscrits la même année que ont aujourd’hui 21 ou 22 ans. Il lui faudrait donc avoir pris quatre ou cinq ans d’avance. Peu probable.
 
D’ailleurs le jeune homme est également inscrit sur un site de rencontres où il affiche fièrement ses 22 ans.
 

Au Royaume-Uni, les réfugiés qui mentent peuvent quand même obtenir l’asile

 
Stanikzai a retrouvé son oncle, Jan Ghazi, 37 ans, au sud de Londres. Mais les autorités l’ont également retrouvé, lui. Le jeune homme se présente comme victime. De lui-même et d’on ne sait quelle méchanceté… D’abord, explique le jeune migrant, il avait exagéré son âge sur le site de rencontre pour impressionner les jeunes filles. Quant à l’université Jahan, il n’y a jamais mis les pieds.
 
Va-t-on le croire ? Ce qui est sûr, c’est que pour Haris Stanikzai, l’essentiel est fait. Il est à Londres, et même s’il s’avère qu’il est très loin d’être un mineur vulnérable, son dossier de demande d’asile sera étudié par le ministère de l’intérieur. Tout au plus le Home Office le considèrera-t-il comme un adulte. Le risque est mineur au vu de l’enjeu : une place au soleil ou même sous la grisaille au Royaume-Uni, ce dont rêvent tous les migrants de Calais.
 

Anne Dolhein