UBS : le Royaume-Uni a perdu plus de 20 % de richesse par individu en cinq ans

Royaume-Uni perdu richesse individu
 

Le Global Wealth Report de la banque suisse UBS analyse chaque année l’état de la richesse individuelle par adulte dans le monde. Le dernier rapport en date publié il y a deux jours fait état d’une progression mondiale de la richesse personnelle de 10,8 % en 2025 par rapport à l’année précédente, avec des pics en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. La Suisse (9.101.082 dollars) et les Etats-Unis sont toujours en tête pour la richesse moyenne par habitant, le classement par patrimoine médian place le Luxembourg au premier rang, 50 % des individus y ayant un patrimoine supérieur à 394.005 dollars., suivi de la Belgique et de l’Australie. La France est en 15e place pour la richesse moyenne (341.359 dollars) et à la 14e pour la richesse médiane (121.898 dollars).

Si on note sur le plan global un plus grand écart entre les plus riches et les plus pauvres, la richesse médiane n’augmentant pas au rythme de la richesse moyenne, « la proportion d’adultes dans la tranche de richesse la plus basse, c’est-à-dire inférieure à 10.000 dollars, est passée de près de 75 % en 2000 à un peu plus de 41 % en 2025, alors même que les segments intermédiaires et supérieurs se sont développés », note le communiqué de presse d’UBS.

 

UBS : la richesse par individu augmente en moyenne, au contraire du patrimoine médian

Mais plusieurs pays affichent des chutes plus ou moins spectaculaire de la valeur des patrimoines individuels. Les grands perdants en termes de richesse moyenne sur la période 2020-2025 sont l’Italie (- 0,2 %), la France (- 4,5 %), les Pays-Bas (- 14,4 %), et le Royaume-Uni (- 23,2 %).

Du côté du patrimoine médian, on observe au contraire une progression de 3,3 % en Italie, tandis que la France, avec – 12,2 %, les Pays-Bas (- 26,2 %) et le Royaume-Uni (- 23,6 %) restent en bas du tableau des pays les plus riches.

 

Le Royaume-Uni grande perdant, la France en négatif

Cela est dû essentiellement à l’inflation – provoquée notamment par les mesures covid et l’invasion de l’Ukraine – et aux chocs énergétiques, des derniers ayant particulièrement affecté le Royaume-Uni qui persiste dans sa coûteuse marche vers les « renouvelables » par nature incertains. A cela il faut ajouter la pression fiscale et la gestion socialiste : depuis que le Premier ministre démissionnaire Keir Starmer est arrivé au pouvoir les familles britanniques ont encore perdu de la richesse et du pouvoir d’achat, tandis que le marché immobilier stagne au point que 60 % des logements proposés à la vente en janvier sont encore sur le marché.

Et c’est ainsi que des pays occidentaux se paupérisent, et ce n’est pas la faute à peu de chance, mais la conséquence de décisions politiques…

 

Anne Dolhein