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Le Royaume-Uni connaît son taux de chômage le plus bas depuis 1971

Royaume Uni plus bas taux chômage 1971
 
Les oiseaux de malheur avaient tort : le Brexit – même en cette période d’incertitude quant à sa mise en œuvre – n’a pas créé le désastre qu’ils annonçaient. « Project Fear » – la « grande peur » – est une fois de plus contredit par les faits, puisque le marché de l’emploi est aujourd’hui florissant outre-Manche. Le Royaume-Uni connaît son taux de chômage le plus bas depuis 1971 et, encore une bonne nouvelle pour ceux qui dépendent de leur chèque de fin de semaine ou de fin de mois pour subsister, les salaires sont à la hausse et ont même progressé plus vite que l’inflation au cours du premier trimestre de 2018. On ne compte que 4,2 % de personnes au chômage. On navigue dans la zone du taux incompressible…
 
Ce sont les meilleurs chiffres depuis 1971, et peut-être même avant puisque c’est à cette date qu’on a commencé à enregistrer ces données dont on avait, il est vrai, moins à se soucier à cette époque-là.
 
L’Office national des statistiques constate que le marché de l’emploi britannique est en plein boom : 75,6 % de la population active est au travail contre 74,8 % l’année dernière, ce qui représente 197.000 personnes supplémentaires. Pour la première fois depuis 27 ans, 80 % des hommes ont un emploi ; dans le même temps, la proportion des femmes au travail a atteint le niveau record de 71,2 %.
 

4,2 % de personnes sans emploi : le taux de chômage le plus bas depuis 1971

 
Hors bonus, les rémunérations ont grimpé de 2,9 % par rapport au premier trimestre de 2017, à comparer avec une inflation en légère baisse à 2,5 % au mois de mars, une situation dont les salaires les plus bas profitent également. Le chancelier de l’Echiquier, Philip Hammond, souligne que la nouvelle règle du « salaire national de subsistance » a assuré aux plus modestes quelque 2.000 livres de revenu par an. On n’atteint pas les pics d’il y a dix ans mais c’est une dynamique qui s’installe.
 
Ces chiffres accompagnent les effets psychologiques du Brexit qui continuent de décourager les travailleurs originaires de l’UE dont le nombre est en baisse au Royaume-Uni, notamment en ce qui concerne les pays d’Europe de l’Est qui ont rejoint l’Union en 2004. On estime leur nombre à 917.000 environ, provenant de la République tchèque, des pays baltes, de Hongrie, Pologne, Slovaquie et Slovénie, soit 91.000 de moins qu’au premier trimestre de 2017, la plus forte baisse annuelle depuis que ces statistiques ont été relevées, à partir de 1997. Il semble qu’il n’en aille pas de même pour les autres Européens, occidentaux, qui n’ont pas participé au « Brexodus » annoncé.
 

Les travailleurs du Royaume-Uni ne souffrent décidément pas du Brexit

 
Ce qui paraît clair, à partir de tous ces chiffres, c’est que non seulement le Brexit n’a pas créé la dépression économique, mais encore que le travail n’est pas un gâteau qui se partage mais à la fois le fruit et le moteur d’une richesse qui augmente. Plus il y a de gens au travail, plus les chômeurs ont des chances de trouver une occupation rémunérée, et moins le poids du chômage pèse sur les salaires.
 

Anne Dolhein