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La Russie réclame des élections en Syrie et se dit prête à soutenir les groupes d’opposition qui luttent contre l’Etat islamique

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La Russie semble décidée à hâter l’avènement d’une solution politique en Syrie. Elle a récemment appelé le président syrien Bachar el-Assad à organiser des élections législatives et présidentielles, et se dit par ailleurs prête à appuyer les groupes d’opposition qui se battent contre l’Etat islamique en Syrie.
 
Dans un entretien accordé à une chaîne de télévision russe, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé qu’il était « nécessaire de se préparer à des élections législatives et présidentielles » en Syrie. Il a précisé que les récentes discussions avec Damas lui permettaient d’espérer que « le processus politique » puisse « avancer dans un proche avenir ».
 
Il a en revanche insisté pour que la solution vienne de la Syrie elle-même : « Les acteurs étrangers ne peuvent rien décider pour les Syriens. Nous devons les encourager à présenter un ordre du jour pour leurs pays avec lequel les intérêts de chaque groupe religieux, ethnique et politique seront protégés », a-t-il déclaré avant de rappeler aux Américains et à leurs alliés que la transition ne pouvait se faire sans le président syrien.
 

La Russie encourage le président syrien à organiser des élections législatives et présidentielles

 
Le gouvernement russe encourage donc les autorités syriennes à organiser une élection tout en soulignant que Bachar el-Assad peut tout à fait se présenter, et être élu.
 
De son côté, le président syrien a accepté d’organiser une nouvelle élection présidentielle en Syrie, à condition que le pays soit premièrement « libéré » de l’Etat islamique. Il a ajouté qu’il pourrait se représenter, « si le peuple n’y est pas opposé ».
 
Sergueï Lavrov a également annoncé que les forces russes qui se trouvent actuellement en Syrie étaient prêtes à fournir une couverture aérienne aux forces de l’opposition qui combattent actuellement l’Etat islamique. Il a par exemple affirmé que l’armée syrienne libre (ASL) soutenue par les Etats-Unis et dont l’existence sur le terrain est controversée, faisait partie de cette opposition que la Russie est prête à appuyer. Une première dans le discours russe.
 

La Russie prête à soutenir les groupes d’opposition « rebelles » qui luttent contre l’Etat islamique, s’ils existent…

 
Les Russes ont donc promis de soutenir les groupes d’opposition à condition qu’ils sachent où ils se trouvent. Ce que les Etats-Unis eux-mêmes ont du mal à savoir puisqu’ils viennent d’abandonner leur programme de formation des « rebelles modérés », faute de candidats !
 
Le ministre russe des Affaires étrangères a également rencontré les principales puissances favorables aux groupes d’opposition syriens, à savoir les Etats-Unis, la Turquie, l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe Persique. Il a réussi à faire accepter la présence de l’Iran dans les prochaines discussions. L’avenir dira si ces pays sont prêts à encourager la solution politique sans réclamer le départ préalable de Bachar el Assad, et si les groupes d’opposition accepteront de concentrer leurs actions contre l’Etat islamique plutôt que contre l’armée syrienne…
 

L’Irak autorise la Russie à frapper les djihadistes de l’Etat islamique sur son sol

 
Les autorités irakiennes ont par ailleurs donné l’autorisation à la Russie de bombarder les combattants de l’Etat islamique qui fuient les bombardements russes en se réfugiant en Irak.
 
Les chiites irakiens ont chaleureusement accueilli la nouvelle, après avoir dénoncé des bombardements américains qu’ils ont qualifiés de « pas sérieux ».
 
Il y a quelques semaines, les autorités russes s’étaient dites prêtes à bombarder l’Etat islamique en Irak, à condition d’avoir l’autorisation des autorités irakiennes. C’est chose faite.
 

Béatrice Romée