La République aime à donner à ses écoles et à leurs salles le nom de personnalités qu’elle offre en exemple, et les lycées Jules Ferry foisonnent. C’est pourquoi l’initiative prise à Meyzieu, dans le Rhône, dont le maire est Issam Benzeghiba, élu par une majorité PS PC EELV, doit être regardée avec sérieux. Imane Khelif est ce boxeur algérien certifié biologiquement homme par plusieurs tests qui a combattu chez les femmes et remporté un titre olympique en 2024 malgré des enquêtes précises et l’opposition de sa fédération, qui l’avait exclu. Le tout grâce à l’appui massif de l’ancien patron du comité olympique international, le très douteux Thomas Bach, et de toute la presse internationale attachée à la révolution morale arc-en-ciel. Or la ville de Meyzieu vient de donner son nom à la salle polyvalente de son lycée, qui, lui, porte le nom d’Arnaud Beltrame, colonel de gendarmerie mort héroïquement lors de l’attaque terroriste de Trèbes en 2018. Le carambolage de ces deux noms est significatif d’une volonté de subversion agressive. Un Algérien tricheur qui profite de ses hormones d’homme pour battre des concurrentes femmes vient bousculer un héros. C’est d’autant plus odieux que cette imposture prend place « dans le cadre d’un projet mené l’an passé par le club égalité filles-garçons ». C’est d’autant plus scandaleux que depuis plusieurs mois, sous l’impulsion de championnes féministes comme la tenniswoman Martina Navratilova, on revient sur l’accueil laxiste d’individus au sexe douteux qui lèsent l’équité dans le sport.











