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Rapport de la sécurité routière : Zéro alcool, 100% totalitarisme


 
La rentrée est fertile en fuites commandées : le Parisien publie des extraits d’un rapport de la sécurité routière pour faire baisser le nombre d’accidents : première cible, les jeunes, qui auront droit à zéro alcool au volant, les vieux, les employeurs, etc. L’objectif est de soumettre les conducteurs à des règles arbitraires pour en faire de tranquilles sujets du totalitarisme.

Le rapport qui a fuité propose de réduire la consommation permise pour les jeunes conducteurs à 0,2g par litre, soit en pratique, moins d’un verre. Zéro alcool. Parce que, les statistiques le prouvent, les sorties de boîte le weekend sont meurtrières, et que les jeunes allient « l’inexpérience » à la beuverie.
 

Un rapport qui fait le lit du totalitarisme

 
Soit. Mais à ce compte on va ressortir tel fait divers où un vieux a perdu le contrôle de son véhicule pour demander des examens et des retraits de permis. De fil en aiguille, chaque CSP, chaque ethnie, chaque tranche d’âge va demander des statistiques différenciées, en tenant compte des kilomètres parcourus et des variations saisonnières. Les actuaires imposeront aux sociétés d’assurance des tarifs encore plus compliqués. Et cela ne se limitera pas à la conduite automobile. Les sodomites devront payer plus cher leur assurance vie. Tout cela peut séduire un statisticien mais sera bien vite attaqué devant les tribunaux ad hoc comme contraire à la dignité humaine.
Parmi les autres projets caressés, la généralisation de la vidéo verbalisation en ville, l’obligation faite aux employeurs de dénoncer à la police leurs employés conduisant sans permis, etc. On peut aujourd’hui voler, frapper, dealer sans trop risquer de répression, mais quant à conduire, c’est une autre histoire.
 

Zéro alcool, une obsession de la sécurité routière

 
La surveillance se concentre sur le conducteur, parce qu’il représente cette classe moyenne qui paye et obéit encore à la loi. Cela vient de loin, des années soixante-dix, de la nécessité de s’aligner sur le Nord et ses démocraties apaisées. La ceinture de sécurité. Le permis à point. Les radars. Les limitations de vitesse partout, sur les autoroutes urbaines, le périphérique, le tout modulé sans motif de cent dix à soixante-dix, les panneaux interactifs qui vous signalent votre vitesse, avec un smiley en vert si c’est bon, un point d’exclamation rouge si ça ne va pas. Justifiées ou non, toutes ces inventions vont dans le même sens. Il s’agit d’habituer le conducteur à se soumettre à des décisions arbitraires, en se sentant fautif quand il se rebelle et exemplaire quand il se soumet. En un mot d’infantiliser le citoyen pour en faire un sujet méritant du totalitarisme. Les contrôles automatiques sont bien adaptés à la chose : on se rebiffe parfois devant un flic désagréable, mais que répondre à un panneau qui vous félicite de rouler à soixante-neuf kilomètres à l’heure ?
Ca nous paraît futile, secondaire ? Ne nous y trompons pas ! C’est par les petites choses que la dictature gagne insensiblement notre assentiment. Quand il est acquis, nous n’avons plus rien à lui opposer quand il nous en impose de grandes.